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TRANSMISSIONS PAR COURROIES

ticalement, c’est-à-dire de telle sorte que C et C, se trouvent respectivement dans les plans des poulies A et B -, mais, dans

Fig. 406.

ce cas, il convient d’avoir égard à la grandeur de l’angle de déviation (§ 157).

Lorsque les poulies de transmission peuvent être établies de manière à ce que l’intersection SS de leurs plans moyens soit tangente à l’une d’elles et que la distance des plans parallèles contenant les axes de et de £ est suiUsante, on peut à la disposition de la fig. 405 substituer celle de la fig. 407, qui est très- pratique et dans laquelle les axes des rouleaux sont parallèles à celui de la poulie A. Les plans des poulies B et A peuvent, dans ce cas, former un angle quelconque.

Si la distance AC est relativement considérable par rapport à la largeur de la courroie, les rouleaux, au lieu d’être établis l’un au-dessus de l’autre, peuvent être placés sur le même axe, fig. 408; enfin, si la distance entre B et C est suffisante, on peut munir l’arbre B de deux poulies, l’une fixe et l’autre folle.

Lorsque, par suite du manque de place, on se trouve forcé de renoncer à l’emploi d’une des dispositions commodes que nous venons d’indiquer, on doit au moins chercher à placer

by C-oogU'

TRANSMISSIONS PAR Cf)URROIES.

les axes des rouleaux dans l’un des plans principaux de l’installation et ces rouleaux eux -mêmes parallèles l’un à l’autre, comme,

Fig. 407.

par exemple, dans la H};. 409. On trace la tanj;cutc nh et, dans le plan mené par cette lifcne nonualemeiit au plan de la

Fig. 4()S. Fig. 409.

figure, on place le rouleau C, de telle sorte qu’il soit taugeut en a à l’intersection de A et de 6'; par le point o, on trace la ligne «, n, parallèle à uh et, dans le plan conduit par cette ligne, parallèlement ii 6', on établit le second rouleau, tangent à la fois A l’intersection de A et (7, et au plan de J7; de cette manière, les axes mm et »(,«;, se trouvent parallèles et, déplus, sont situés dans un plan parallèle à la jMiulie B.

TRANSMISSIONS PAR OOirRROIES.

En faisant passer la courroie de la fig. 408 sur une quatrième poulie, on arrive à une disposition, qui permet de conduire deux poulies B et C, au moyen d’une seule poulie menante A.

La lig. 410 représente une disposition de ce genre, trèsrépandue dans les filatures. Les arbres B et C sont situés à des étages difiereiits et portent chacun deux poulies, fixe et folle ;

Pig. 410.

on utilise, dans ce cas, la déviation que peut prendre la courroie par rapport à sa direction Vigoureuse (v. § 15G).

La fig. 411 indique un autre mode de transmission par courroie, dans lequel l’arbre A fait mouvoir deux arbres parallèles B et O; les axes de ces arbres sont tous les deux perpendiculaires à celui de l’arbre A et le premier le coupe, tandis que le second le (Toise simplement sans le couper.

Fig. 411.

On rencontre, dans les macliiues de filatures, un trésgrand nombre de transmissions jmr courroies, dans lesquelles une meme poulie menante fait mouvoir trois à quatre poulies, ou même un plus grand nombre.

Keuleauxt !• ConUructenr. 24

TENSIONS DES COl.RROIES.

Comme deniière remarque nous devons ajouter que, dans toutes les transmissions par courroies, où on emploie des rouleaux, qui sont en contact avec la surface supérieure de la courroie, il convient de disposer cette dernière, lorsqu’elle est en cuir, de manière que le contaet avec les poulies ait toujours lieu sur la même face (la plus rugueuse).

Des courroies de transmission et de leurs tensions.

Les courroies de transmission qu’on emploie ordinairement sont formées de bandes de cuir de vache ou de caoutchouc, dont la largeur varie de 5U à SttO"”; pour transmettre des efforts considérables, on fait usage de courroies doubles ou triples, tandis que, pour les petites forces et pour les mouvements très - rapides , on se sert souvent de cordons de chanvre, de coton ou de cuir.

Four que la poulie B, fig. 412, puisse mettre en mouvement la poulie A, soumise à une résistance P à sa circonférence.

Kig. 412.

il faut que les tensions de la courroie, T çX t, dans le brin conducteur et le brin conduit, atteignent au moins les valeurs données par les expressions;

P ■= ê /« zrT’ 7 “ ^ + > • ■

qu’on peut remplacer approximativement par les suivantes;

it„i>

c = 2,718 représentant la base des logarithmes naturels, f le coeiheient de frottement, jiour le glissement de la courroie sur la poulie.

TENSIONS DES COrUROIES.

a l’angle d’cnroulcnieiit, exprimé par le rapport de l’arc embrassé à la eirconférence entière de la poulie considérée. Dans les fonnules (K5I) et n’entrent pas la raideur

de la courroie et le frottement des axes; pour en tenir eoni])fe, on doit poser:

Ou , approximativement :

expressions dans lesquelles « a pour valeur: .sd* f,fl

It + 211

et se nipporte à la poulie, dont l’angle d’enroulement est a.

It représente le rayon île la poulie, h - la largeur de la eourroie,

d - l’épaisseur de la courroie,

(I - le diamètre des tourillons de l’arbre,

•S - le coefficient de raideur de la courroie,

/■, - le coefficient de frottement des tourillons,

l’our l:i eourroie simple, que nous considérerons d’abord,

ou peut prendre, comme valeurs moyennes, d = 4""",,5,

.S’ = 0,009, f, =0,08. Ces valeurs, substituées dans la formule (1. ■{.'>), donnent:

1a; coetficient de frottement de la courroie sur la jwulie a comme valeur, d’après Morin:

pour les courroies moyennement graissées sur tambours

dans le meme état . . 0,28

pour les courroies parfaitement graissées sur tambours

dans le même état . . 0,12.

Les coefficients pour le caoutclionc ne différent probablement pas beaucoup des précédents, qui se rapportent aux courroies en cuir; toutes choses égales d'ailleurs, ils paraissent être un peu plus forts, c’est -si -dire plus avantageux.

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