DIMENSIONS DES COURROIES
L’angle d’enroulement a peut descendre jusqu’à 0,8 ;r, mais, dans les cas ordinaires, il s’élève à 0,95 /r environ. Si donc on admet que le coefficient f ait ordinairement pour valeur 0,28 et que , par suite de l’état de graissage de la courroie , il puisse descendre à o,24, les valeurs de T et de / se trouveront comprises entre celles qu’on obtient pour /■«■= 0,24 • 0,8 ,-r et/’« — 0,28 ■ 0,95 .T. La première valeur de fu donne, d’après les relations (134):
4 'P Ta~ t
Tj, “ 0,5C1 ,
et la seconde:
Ecnuirque. Par suite de la diflférencc des tensions T et t, les vitesses v et t\ des poulies, sur les circonférences de rayons ô
lî et üi -f -5-, ne sont pas rigoureusement les mêmes; le
glissement de la courroie, qui se produit nécessairement, a pour conséquence une perte de vitesse, qui est donnée |iar l’expression
suivante :
où E désigne le coefficient d’élasticité de la courroie et S, la tension dans le brin conducteur. La perte de vitesse, due au glissement, s’élève, en moyenne, à ‘/j (.1); die est ivcomitagnée
d’une ]>erte de travail, qui se traduit par un écliauft'ement et une usure de la courroie et des poulies.
(’alcul d'anc courroie simple.
Dans le brin conducteur, 011 peut admettre, jiour la tension, ^ 1 '/ -
par millimètre carré, to, =■ les courroies d’une
(1) Pour une valeur de E, comprise entre 15 et 20'" (v. In table du §2); cette valeur moyenne a été déterminée par Him, sur la demande de l'auteur, au moyen d'erperiences nombreuses et précises, exécutées sur des courroies ayant déjà servi, mais en très-bon état de conservation. Des expériences plus anciennes de Bevan domieiit, pour E, une valeur sensiblement deux fois plus petite et conduisent, par suite, à une perte de vitcase beaucoup plus forte que la précédente.
DIMENSIONS DES COERKOIES.
grande largenr, on emploie généralement dn cuir plus épais que pour celles où cette largeur est faible et on obtient, pour cette épaisseur, des valeurs qui se rapprochent de celles de la pra-
tique, en posant: <J = 1,5 V b. Si donc on désigne par p = 6,3 la tension, par millimètre de largeur, qui se produit ibins la courroie, on peut établir le tableau suivant:
iS,
En partant des relations précédentes, on arrive, pour la largeur d’une courroie, aux différentes expressions suivantes:
1°. Pour une résistance P, appliquée tangentiellement à la poulie: Z» = 18 \'P (139).
2”. Pour une force de N chevaux à. transmettre, avec une vitesse de n tours par minute:
3". Pour une transmission de N chevaux, avec une vitesse V (en mètres) de la courroie:
4”. Pour un moment statique (PP):
h = 6,87 (PP) (142).
5". Ou encore :
La force qu'on peut transmettre par c<inrroie est limitée. D’après la formule (139), une courroie simple, de 200™" de largenr, peut transmettre, comme maximum, une force P'= jyj-2(Mi*
= 123'“, 5; sa tension est alors, d'après la formule (136), de 2,44- 123,5 = 301’', 3. Le nniximum de vitesse qu’on puisse admettre pour une courroie étant de 32 mètres, il en résulte que le plus grand travail en chevaux que soit capable de transmettre
la courroie précédente est, d’après la formule (Ml): =
200* -32 52 '",6. Il est d’ailleurs extrêmement rare
IHMENtiHINS DE» i:OUEUOIES.
qu’on arrive pour une courroie à mie vitesse de 32 mètres. Avec les courroies doubles (v. la Ibnu. 115), les valeurs des maximums de P et de N peuvcut être évaluées approximativement au double des précédentes.
Table des largeurs des courroies simples eu euir.
Cette table a été calculée au moyen des t'ormiiles précé-
jj ^
dentes; seulement, comme j)- R ~n correspondent à de très-
petites valeurs numériques, on les a remplacés par Khm.) b N
et 1000 w — •
l.argeur de la cunrruic b.
i iPii) •
0 N 1 HXH) „ —
It it I
sr.