COURROIES DOUBLES
Courroies doubles. Cordons de transmission.
Si on suppose que l’épaisseur d’une courroie double soit deux fois celle d’une courroie simple de mf'nic largeur, ce qui a très - sensiblement lieu dans la pratique, la force que peut transmettre cette courroie est le double de celle que nous avons indiquée pour la courroie simple. On a, par suite, pour la largeur 6, de la courroie double:
c’est-à-dire que la largeur de la courroie simple s’obtient en multipliant par 0,7 celle de la courroie simple, correspondant à la même force à transmettre. Il importe de remarquer qu’on doit éviter, dans ce cas, de prendre 7* trop petit, car la raideur a une valeur beaucoup plus grande que pour la courroie simple.
I^es cordons de transmission se déterminent presque toujours au sentiment; lorsque la force P à transmettre, supposée appliquée à la circonférence de la poulie, est connue, on donne au cordon un diamètre qui doit être au moins égal à 4|/P. Quelques fabricants ont cru devoir donner au mode de transmission par cordons à section circulaire une importance plus considérable qu’on ne le fait ordinairement. C’est ainsi que, dans la grande usine de construction de Combe à Belfast, la commande de toutes les machines-outils, qui représentent un travail supérieur à 60 chevaux, se fait au moyen de cordons ronds en cuir, ce qui permet de se dispenser complètement de l’emploi d’arbres verticaux et de roues coniques. Ix; même constructeur a appliqué ce mode de transmission par câbles ronds dans d’autres installations, oü il parait avoir parl'aiteinent réussi. I.os câbles qu’il emploie n’ont jamais, comme dianiêtrc, plus de 2;')’"“; suivant l’importance du travail à transmettre, il en place 2, :t, 4 jusqu’à 6, les uns à côté des autres. Les tamlsuirs portent des rainures, à faces inclinées, pour recevoir les câbles (v. fig. 416); ce mode de transmission rentre, par suite, dans ce qu’on peut appeler la classe des roues à coins à action indirecte.
CltÛSES EN COIN A ABTICULAT10N8. 377
Chaînes en coin à articulations.
Dans CCS dernières années on s'est livré à un très -grand nombre d’essais, afin d’arriver à remplacer les courroies ordinaires en cuir par d’autres organes de traction. Parmi les divers systèmes proposes dans ce but, nous devons citer, en premier lieu, la courroie -cbaine (en cuir) de Rouiller; cet organe, qui, à l’origine, paraissait devoir fonniir un bon service, n’a pas justifié èet espoir et on a dû renoncer à l’employer, en raison de sa faible durée; on n’a pas obtenu de résultats plus satisfaisants avec les courroies formées de fils métalliques tressés (Godin). Quant aux courroies en cuir, recouvertes de guttapcrcha, elles ne peuvent pas , en réalité , lutter avec les courroies en cuir ordinaires, et il n’y a guère jusqu’à présent que les courroies en caoutchouc, avec tissu de chanvre ou de coton intcr])osé, qui paraissent être an moins aussi avantageuses que les courroies eu cuir pur, surtout lorsqu’il s’agit de transmettre des ciTorts assez considérables.
Dans certains cas spéciaux, pour transmettre de grandes forces, comme par exemple dans les machines agricoles, la enurroie ordinaire peut être remplacée par un dispositif assez rationnel, la chaîne en coin, à articulations métalliques, de Clissold, fig. 413. Dans cette chaîne, les articulations sont reliées.
Fig. 413.
deux -à-deux, par des bandes de cuir enroulées, dont les faces latérales sont coupées obliquement, pour venir s’engager dans une rainure à section trapézoïdale, qui forme la jante de la