‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 137 sur 300 · CHAPITRE XCI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XCI

général etl chef Barclay deXoUy, quiprétenditne pas en avoir.

Pendant ce temps -là, une réunion militaire et diplomatique avait lieu à Trachenberg (le 9); les alliés y conférèrent sur un plan d’opérations. L’Autriche y était représentée par le général Waquant, son commissaire auprès d’eux , et par le comte Latour, chargé d’assister aux discussions. On voulait former trois armées, chacune à-peu-près de cent cinquante mille hommes : celle de Bernadette , composée de Russes, de Prussiens et de Suédois, pour opérer au nord dans le rayon de Berlin et contre Hambourg ; celle de Blücher , en Silésie , s’avançant par la Lusace sur Dresde; celle des Autrichiens, renforcée de cinquante mille Russes et Prussiens , opérant aussi sur Dresde par la Bohême. L’empereur Alexandre et les généraux opinaient pour attirer aussi en Bohême l’armée de Blücher, afin de couvrir Prague et la ligne d’opérations, tandis que la grande armée des souverains aurait agi par la rive gauche de l’Elbe. On s’arrêta à la formation de trois armées, en laissant celle de Blücher sur l’Oder. Il fut convenu que cent mille Russo-Prussiens fileraient, sous les ordres.de Barclay deTolly, en Bohême, pour agir avec autant d’Autrichiens par Freyberg et Tœplitz sur Dresde. Pour éviter des revers sur des points secondaires, on décida que Blücher et Bernadette n’accepteraient jamais la bataille lorsque Napoléon se porterait contre eux, mais qu’ils prendraient l’offensive dès qu’il ne serait plus en

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leur présence. Depuis un mois, les routes de Bohême étaient préparées pour le passage de l’armée alliée. Les cercles de la Moravie' lui fournissaient des vivres : des fusils autrichiens étaient envoyés en Silésie pour armer la landwehr. >

L’A.utriche avait complété son armement, et fait une nouvelle émission de papier-monnaie. Elle avait traité à Reichenbach avec l’Angleterre, la Russie et la Prusse. L’Angleterre lui avait assuré 5oo,ooo li^ vres sterling en traites sur Londres, des armes ÿ des effets d’habillemens et d’équipement; elle obtenait d’être replacée dans le même état qu’avant i8o3, et la direction des affaires de lltalie; elle s’obligeait'à entrer dans la coalition avec deux cent mille hom-? mes.* ' < *

Le consentement des ennemis à la prorogation de l’armistice, jusqu’au lo août, daté du 1 1 juillet, ne fut envoyé que leia àNeumark, etle i5 àDresde, par Metternich. Ils disaient qu’ils ne s’y étaient décidés que pour donner à l’empereur d’Autriche une preuve d’amitié, de confiance, de condescendance; et qu’ils s’étaient concertés préalablement avec leurs alliés, notamment le prince royal de Suède, qui était venu, le g, à Trachenberg. Il fallait encore que la réunion de Neumarck donnât force d’exécution an principe de la prorogation; ^

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' Cette convcptipiva été tenne secrète, mais son existeace résulte «le nombreuses révélations faites dans la suite par la diplomatie. L’Autriche avoua dans son manifeste quelle était réunie de fait aux alliés, avant de l’étre par les traités. ’

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