‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 174 sur 300 · CHAPITRE XCm. 4 If · texte numérisé non relu

CHAPITRE XCm. 4 If

Cassel, non sans perte. Ce fut le dernier combat de la campagne. C’était le triste pendant de celle de i8ia. Il ne rentra de l’armée que soixante et quelques mille hommes.

Après la bataille de Leipzig, les coalisés, loin de s’endormir sur leur victoire , redoublèrent d’activité pour en recueillir les fruits , et prirent des mesures pour la réunion de toutes les forces disponibles de l’Allemagne, l’administration des pays abandonnés par les Français , et les approvisionnemens. L’Autriche, la Prusse, le Hanovre, la Suède, n’y étaient pas compris. C’était, sur une plus grande échelle, le système déjà adopté avant l’ouverture de la campagne. Sous le rapport militaire , il consistait à former sans délai des corps de volontaires, des troupes de lignes, la landwehr avec des réserves, et même, où cela serait nécessaire, le landsturm. Les contingens étaient fixés, en troupes de ligne, à cent quarante-cinq mille hommes, et au même nombre en landwebr, au total deux cent quatre-vingtdix mille hommes. Ils devaient être sur pied et complets au 3i décembre. Dans ce compte étaient comprises les forces déjà existantes, telles que les armées de BaAÙère , de Wurtemberg , etc.

Par des traités des ao et a i novembre , le Wurtemberg et Bade adhérèrent à la coalition ; l’électeur de Hesse y entra le a décembre. Le 1 5 , le Danemark conclut un armistice. Toute l’Allemagne tournait ses armes contre la France , il ne‘ lui restait plus un allié. C’était une croisade de l’Europe.

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