‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 245 sur 300 · CHAPITRE XCVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XCVIII

vaux disponibles. On ne crut pas devoir s’en priver. L’Empereur envoya à Mortier la division Foret de Morvan , forte de quatre mille neuf cents hommes, et une brigade de huit cents chevaux, avec quarante-huit bouches à feu.

Sans attendre ce renfort, les deux maréchaux allèrent au devant de Blücher. Il avait rétabli le pont de Lisy. Toute la journée du a8 , l’ennemi fut con- * tenu sur l’Ourcq. Blücher, informé de l’approche de Napoléon , et ne voulant pas renoncer à sa marche sur Paris, fit rompre le pont de la Ferté-sous- Jouarre, espérant qu’il battrait les deux maréchaux avant qu’il fût rétabli. '

Arrêté par les mauvais chemins , l’Empereur ne put arriver à la Ferté-sous-Jouarre que dans la nuit du I*' mars, et avec sa tête de colonne. Aussitôt il fit travailler à la reconstmction du pont. Pendant ce temps-là ses troupes arrivèrent. Il dirigea sur Château-Thierry, Victor par Bussières, et Arrighi par Vieux-Maisons.

Blücher avait tout disposé pour faire déboucher son armée par Neuchelles , sur la route de Meaux, lorsqu’il apprit l’arrivée de Napoléon sur la Marne. Alors son illusion se dissipa; il renonça à marcher sur Paris , commença à ouvrir les yeux sur sa situation , craignit de se trouver acculé sur Soissons , et se décida , le a mars , à repasser l’Aisne pour se réunir aux corps de Bulow et de Wintzingerode. Le corps de Kleist masqua ce mouvement.

EMPIRE. AW 1814.

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