CHAPITRE LXXXIV
donna audience aux premiers corps de l’état. On s’attendait à des reproches sur le complot de Malet : tous les visages étaient èmpreints d’une sorte de stupeur causée par les dernières nouvelles; on l’interrogeait d’im œil inquiet et curieux; il parut calme , et fut le premier à parler des revers. Il s’en montra moins préoccupé que de l’affaire de Malet. Elle avait été l’objet de ses premières informations. Pendant son absence, le gouvernement l’avait traitée comme une tentative insignifiante , pour ne pas répandre l’effroi ou altérer la confiance. L’Empereur y attacha plus d'importance; elle fut en grande partie le texte des discours et de ses réponses qui se succédèrent pendant plusieurs jours.
EMPIRE. AN l8ia.