tonnes
La production sucrière de 1934 avait, d'autre part, été de 63.593 tonnes.
La représentation parlementaire de la Réunion avait obtenu que l’entrée en vigueur du Protocole du 16 mai 1934 fut fixée au 1% octobre 1934, au lieu du 1°” septembre, date primitivement prévue.
Les fabricants de sucre réunionnais décidèrent de commencer aussitôt que possible la campagne sucrière. De cette façon tous les sucres de la campagne 1934 qui pourraient être importés en France avant le 1° octobre n'affecteraient pas le contingent attribué à la Réunion pour 1934. D’après les estimations, la production devait être, cette année, inférieure aux possibilités d'écoulement. Le contingent ne serait pas atteint ; il était possible de le compléter avant le 1 octobre 1935 avec des sucres de la campagne de 1935, avancée elle aussi. Cette façon de procéder assurait, en quelque sorte, une marge de sécurité permettant de faire face à une surproduction éventuelle.
C'est ainsi que, en dépit du manque de maturité de la canne et du faible rendement qui en résultait, des expéditions de sucres eurent lieu avant l'entrée en vigueur du
Contingentement. À la fin de la Campagne 1934, il restait, sur le Contingent de la même année, un disponible de 14.259 tonnes à importer en France avant ie 1° octobre 1935. On ne devait pas tarder à apprécier toute l'utilité de cette mesure de prévoyance.
Campagne sucrière de 1935
La campagne sucrière.1935 a atteint, en effet, le chiffre de 91.023 tonnes.
Jamais pareille production n'avait été enregistrée à la Réunion. Les 68.500 tonnes de 1860, maximum atteint pendant la grande période de la canne du siècle dernier, la production « exceptionnelle » de 1933 (37.400 tonnes) étaient largement dépassées. Favorisée par les conditions climatériques, la Réunion donnait la mesure de ses possibilités. En face de cette magnifique production, quelles étaient pour 1935 les possibilités d'écoulement.
La consommation métropolitaine avait été fixée pour 1935 à 984.700 tonnes ; le contingent colonial s'élevait donc à 136.712 tonnes et la part de la Réunion à 54.575 tonnes en raffiné et 57.300 tonnes en sucre roux à savoir
Cônt. normal sur 126.712 T. x 88,99 % 49.405 tonnes
SUDDISMEN TELE IG 000 me eee ir. 2.000 tonnes Compensation de Namakia et Guyane :
Gontonnes 0 TEE M NE 3.170 tonnes
54.575 tonnes Calculten-sucré roux, ,,%,, 4,0... 97.900 tonnes
Si l’on ajoute à ce chiffre la consommation locale et l'exportation sur Madagascar, soit. .... LE TA NOTOO HONRES on obtient, avec le disponible de....,:.... 14.259 tonnes laissé par la campagne 1934, un total de 35.659 tonnes de sucre qui pouvaient être écoulées par la Réunion en 1935.
L’excédent de production se chiffrait à 15.400 tonnes. La Réunion était récompensée de sa prévoyance durant la campagne précédente. Si, en effet, elle n’avait pas eu ce disponible sur son contingent de 1934, l'excédent de production aurait atteint le chiffre inouï pour le pays de 30.000 tonnes environ, plus de a moitié du contingent réunionnais.
Malgré tout, il fallait éliminer ce stock de 15.400 tonnes. Qu'adviendrait-il, en -effet, si la campagne. 1936 allait être aussi importante ?
On peut dire que pour l'élimination de son stock, la Réunion a bénéficié de conditions toutes spéciales, |
La représentation de la Réunion avait été alertée en vue de découvrir un débouché pour ces sucres excédenfaires.. Précisément, la Tunisie avait besoin de sucre l'acceptation par ce pays de s’approvisionner à la Réunioneut allégé les stocks.
Le Président du Conseil Albert Sarraut, mis au courant de cette situation, intervint auprès du Gouvernement de la Régence Tunisienne. Ce dernier accepta l'admission en Tunisie de 4.000 tonnes de sucre réunionnais, mais au cours mondial et après raffinage à Marseille.
Le prix mondial de l’époque, Frs 38.95 le quintal C. A. F. Marseille, était très inférieur aux prix de revient réunionnais. L'opération eut été désastreuse pour la Réunion si, sur l'intervention de Monsieur le Président Sarraut, le Gouvernement Tunisien n'avait accordé une prime de 3.500.000 francs. rer