tonnes
L'excédent de production de la Campagne 1936 s'élevait à, 22.011 tonnes. Il fallait ajouter à ce chiffre les 3.000 tonnes d’excédent de la campagne précédente qui n’avaient pu être écoulées, de telle sorte que les stocks s’élevaient, à la fin de la campagne 1936, à 25.011 tonnes. Le chiffre exact, après correction des compensations, a été 24.367 tonnes. Si ces deux opérations dont il a été question plus haut (Vente à la Tunisie — Bénéfice du report de la date du Contingent) n'avaient pas eu lieu, les stocks réunionnais se seraient élevés en 1946 à environ 40.000 tonnes.
Déjà l'élimination des 24.637 tonnes d’excédents de 1936 préoccupait les intéressés. Ces derniers n'osaient espérer, pour leur résorption des circonstances aussi exCeptionnelles que celles dont ils avaient bénéficié l’année précédente.
‘Deux années favorables et la Réunion était menacée d’asphyxie économique. N'aurait-il pas fallu bientôt souhaiter le retour des cyclones dévastateurs ? Allait-on être dondamné à vivre continuellement dans la hantise des stocks ? En réalité, la part allouée à la Réunion dans le Contingentement des sucres était devenue trop mince pour ses besoins. Or, précisément le 30 septembre 1937 venaient
à expiralion les accords du 16 mai 1934. Ne convenait-il pas de profiter de leur renouvellement pour obtenir une augmentation du contingent de la Réunion ?
L'attitude des délégués réunionnais à la discussion des futurs accords allait être dictée par cette préoccupation dominante : « Assurer à leur Ile le minimum vital d'exportations ».