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LE MARCHÉ FRANCAIS

Le marché français est alimenté par le sucre de betteraves métropolitain et par le sucre de cannes des colonies françaises. Celui-ci est, en principe, importé en franchise. fl donne lieu, cependant, à la perception d’un « droit de consommalion » de caractère purement fiscal.

Des droits protecteurs avaient été instilués après la gucrre pour permettre la reconstruction de l’industrie betleravière française. Le décret du 28 juin 1921 vint majorer les droits de douane sur les sucres étrangers frappés d’un coefficient de 2,5. En 1929, un droit de douane de 140 fr.

(1) J. A, Pennock, Op. cilé.

frappait les sucres étrangers. Les sucres coloniaux bénéficiaient de ces mesures protectrices.

Mais, à l’intérieur de ces barrières douanières, la production sucrière métropolitaine augmentait en même temps que la production mondiale.

Production française (1)

CAMPAGNES | PRODUCTION EN RAFFINÉS (tonnes) 1921-1922 278.273 1922-1923 445.368 1923-1924 446.773 1924-1925 750.280 1925-1926 678.545 1926-1927 641.392 1927-1928 780.866 1928-1929 815.861 1929-1930 620002) 1930-1931 1.084.129

Dès 1924-1925, le niveau de la production française d’avant-guerre était atteint.

La consommation fut bientôt dépassée. En 1930, elle fut inférieure de 200.000 tonnes à la production du sucre de betteraves qui avait été favorisée par des circonstances atmosphériques exceptionnelles. Les stocks, en temps normal de 100.000 tonnes, de 210.000 tonnes déjà en 1920-30, atteignirent, en 1930-31, 304.000 tonnes (en brut).

(1) Jean Michel, op. cilé, p. 148.

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