AVANT-PROPOS. — PLAN
L’essai qui va suivre répond à deux ordres de préoccupations.
D'abord, au souci de rappeler en un temps où cette notion semble fort obscurcie, combien d’efforts et de tâätonnements a coûtés à l’humanité cette conquête si précieuse : l’obligation née de l’échange des volontés et quelle impérieuse nécessité c’est pour le Droit moderne, pour la Civilisation tout court, de ne pas laisser affaiblir la force du lien contractuel.
L'autre préoccupation, ç’a été de concilier ce principe, qui est comme la clef de voûte du Droit des obligations, — et d’ailleurs inscrit en termes particulièrement énergiques dans l’article 1134 du Code Civil, — avec le souci légitime d’éviter que son application trop rigide froisse à l’excès cette vieille règle d'équité sans le respect de laquelle il n’y a pas de véritable justice.
L'époque exceptionnelle dans laquelle nous vivons nous a paru des plus propices à l’étude d’un si difficile problème.
Les graves et insoupçonnées difficultés économiques de l’après-guerre, les délicates questions d’ordre