‹ Le Contrat De Prêt Sur Gage Et Les Monts-De-PiétéChapitre 2 sur 64 · NOTION GÉNÉRALE DU CONTRAT DE GAGE · texte numérisé non relu

NOTION GÉNÉRALE DU CONTRAT DE GAGE

Le nantissement d’une chose mobilière s'appelle gage (art. 2072, C. civ.). Le gage, que nous considérons ici comme accessoire au contrat de prêt, fut, dans notre ancien droit, soumis aux mêmes prohibitions que celles qui frappèrent ce dernier contrat.

Si, en effet, les diverses lois promulguées parles Barbares envahisseurs, le Bréviaire d’Alaric, le Papien, le Code des Lombards, admettent encore le prêt sur gages, ce contrat disparait presque complètement à partir du moyen âge, sous l'influence des règles du droit canonique, qui interdisaient de prêter à intérêt, en vertu du conseil, érigé plus tard en principé : Mutuum date, nihil inde sperantes.

Mais si le prêt à intérêt était défendu aux chrétiens, il restait possible pour les Juifs, venus surtout de Lombardie. =

La faculté de prêter à intérêt et sur gages mobiliers leur fut reconnue par de nombreuses dispositions légis-

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