II I.'OR
lui-même, et qui vient de voir partir pour la dernière fois le vaisseau qui porte sa soif d'aventures, c'est l'aine humaine, c'est toutes les âmes, puisque j'en suis une et qu'elles sont toutes pareilles. Azrael délivre-moi!
Le crépuscule envahissait la mer et le palais la longue bure du soir s'étendait sur le inonde.
0 Puissances extérieures, votre négation esl une preuve de votre néant.
O puissance intérieure, mon àme. ré veille-toi, réveille-toi pour le sommeil suprême, réveille-toi dans le Silence. Je veux hanter seul ce château qui fondre lentement pierre à pierre avec un son de gouttes de plomb dans un lac interminable. Je veux le hanter avec moi-même et mes ombres, Je veux y marcher parmi ma création, ou y dormir. Silence, parole extrême rt totale, Silence, qui est la totalité du Dieu. Silence mon père. Silence, ô bras d'étreinte à qui je suis, oui, réveillez les tant
qui me rendront la vie.
Et un instant dans l'ombre violette, dans les Coins indécis de la terrasse, lialthazar vit se mouvoir les longues formes de Mobed, de Théano, «le Glyphtis, de la fécondité, de la mort et de la certitude, et du supplice injuste, de la beauté el de l'inconscience. Le Graal se ralluma, el le vieillard Joseph le tenait en ses mains.
Darès glissa tenant sa lampe de fer.
ET DU SILENCE 3y3
Oui, se dit Balthazar, ce sont elles, les ombres d'auparavant. Je ne vois ni Asverus, ni Samuel, ni Rizphah, eux de la vie étaient les vrais fantômes. Voici les personnages de mon âme qui renaissent, nous allons vivre.
Et les appelant d'un geste, à sa suite, il s'enfonça dans l'intérieur du Palais.
La Nuit s'étendait sur le monde et le pâle disque de la lune se démaillotait de ses nuées. Le Silence était éternel.