PARAGRAPHE TII EXAMEN DES URINES
Le malade n'ayant pas eu de miction depuis deux heures au moins, On lui commande d’exprimer son canal, depuis le périnée postérieur jusqu’au gland, pour amener une goutte au méat, s’il est possible. On note ses caractères : hyaline, elle provient sans doute d'une érection récente; opaline, grisâtre, elle est vraisemblablement microbienne; à plus forte raison si elle est opaque, nettement purulente.
Puis on recueille les urines; il existe pour les examiner beaucoup de procédés, utilisant depuis deux verres jusqu’à sept : la plupartont la prétention de permettre le diagnostic topographique des lésions: ici, on n’en demande pas tant au médecin : ilse contentera de faire uriner dans deux verres.
[ls pourront contenir des filaments : on dit souvent, que ceux du premier verre proviennent de l’urètre antérieur, ceux du second de l’urètre postérieur. Dans les cas qui nous occupent, où la blennorragie se manifeste peu bruyamment, cela n’est pas exact : le premier jet d'urine suffit très bien à balayer toutes les sécrétions de tout le canal. Le spasme physiologique terminal produit une expression légère de l’urètre prostatique et des canaux qui y aboutissent, déterminant l'issue de nouveaux produits glandulaires.
Les filaments peuvent être petits, légers, transparents, ou bien gros, lourds, Opaques; on s'accorde à considérer ceux-ci ‘ surtout comme pathologiques, ceux-là pouvant n'être que l'expression d’un catarrhe tout à fait banal. Mais ici encore la clinique est impuissante à rien affirmer: si la présence de filaments d'aspect purulent permet de soupçonner la permanence d’une infection, on ne peut croire à la mort de la blennorragie du seul fait que les filaments sont légers et rares ; le plus sage est d’en pêcher quelques-uns, gros ou petits,avec une pipette
courbée au bout, et de les étaler avec précaution : le bactériologiste décidera,