PALPATION ET CATHÉTÉRISME EXPLORATEUR
La palpation, pratiquée sans le secours d'aucun instrument, ne permet pas de se rendre compte de l’état de l’urêtre, à moins qu'elle ne révèle l'existence de folliculites à évolution excentrique. Elle portera ensuite sur le contenu des bourses : l’épididyme et le canal déférent seront soigneusement suivis, et souvent on y découvrira des nodosité, reliquats de foyers éteints,
Cesa fait, un explorateur à olive, de taille moyenne (18 à 22 CHARRIÈRE) sera introduit dans l’urètre, et poussé vers la vessie : à l’aller, on notera la sensibilité du canal, généralisée ou localisée en quelques points (fosse naviculaire, angle pénoscrotal), la résistance du sphincter externe, le degré de la douleur provoquée par le passage dans l’urètre postérieur ; au retour, on appréciera surtout les modifications pathologiques du calibre.
Bien que le sujet vienne d’uriner, l’olive de l’explorateur pourra, en râclant le cul-de-sac du bulbe ou des parois sclérosées, ramener du pus ou des fongosités, qu'il ne faut pas confondre avec de l’huile émulsionnée.
On peut désormais, sachant que l’urètre est perméable, y introduire une bougie en gomme (de 18 à 22) ou un béniqué (de 36 à 44) : ces calibres suffisent. La paroi urètrale se laissera parfaitement palper entre le plan résistant du cathéter et les doigts; on la suivra, sans oublier un centimètre carré,et on pourra sentir de petites nodosités en grains de plomb, plus ou moins douloureuses à la pression !.
Au moment où le cathéter change de direction pour suivre l’urètre profond, la palpation cèdera la place à un autre moyen d'investigation.
1. Luys (122) enseigne que les lésions d’urétrite chronique occupent surtout la paroi supérieure de l’urètre ; la présence de nodosités, dans les parois inférieure et latérales, n’est pas toujours entièrement pathologique.
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