‹ Le Contrôle de la guérison des blennorragiesChapitre 24 sur 43 · RP RER · texte numérisé non relu

RP RER

Il «met en contact à 379 pendant 24 heures des échantillons « de sang humain défibriné fraîchement recueilli, avec des do- «ses croissantes d’émulsion dans l’eau physiologique de « colonies de gonocoques vivaces, obtenues sur gélose-ascite «(3 à 12 millions de germes par ec. de sang). I] laque ensuite « le sang avec de l’eau stérile et passe à la bougie; le filtrat est «ramené au volume du sang primitif par évaporation dans « Je vide à la température ordinaire. Les échantillons obtenus «sont alors éprouvés au point. de vue stérilité sur gélose « aqueuse inclinée, puis ensemencés sur ce milieu à l’aide du « sperme contenant du gonocoque; onsélectionne aimsil’échan- « tillon qui donne la culture de gonocoque la plus abondante ». (LEBRETON, 98), d’après une note manuscrite de FERRARI).

Les résultats paraissent bien montrer que ce milieu est véritablement électif, bien que sa qualité ne soit pas absolument constante (LEBRETON, cette année, n’a obtenu qu'une moyenne de 60 %, ,100).

Un gros inconvénient est la difficulté de préparation; il faut regretter que FERRARI se soit montré si laconique. Avec les docteurs BONNARD et PIÉCHAUD, qui voulurent bien nous conseiller et nous ouvrir leur laboratoire. nous avons entrepris la fabrication du milieu de Ferrari. Le défaut d’in- dications précises nous arrêta souvent, et peut-être en somme fautl nous féliciter de l'accident qui, arrivé au moment de la filtration, nous empêcha de continuer : il eût été téméraire d'affirmer que nous expérimentions avec laide du milieu de Ferrari, d'autant plus que nous n'avions pu nous en procurer un échantillon original, pour servir à la comparaison.

En même temps que l’ensemencement sur milieu électif, on fera une culture sur bouillon, pour les germes banaux, et un examen sur lame du sperme vivant, (GUÉPIN), aux points de vue cylologique el bactériologique.

La méthode est indiquée :

19 À la fin des blennorragies aiguës.

dE

2° Dans les affections chroniques où le gonocoque n’est pas découvert à l'examen direct :

3° Chez tous les anciens bler norragiens.

(Si l’on envisage aussi la question « traitement » elle est indiquée dans tous les cas, « Mais cela est une autre histoire »)

Les malades acceptent très bien, quoi qu’on ait dit,ce mode d'investigation; les difficultés ne viennent que de lPapplication : elles seront levées le jour où l’on pourra cultiver le gonocoque simplement et à coup sûr.

La culture du sperme, si elle a le Lort d'exiger la collaboration constante d’un laboraluire très entraîné, n’en reste pas moins actuellement la meilleure méthode Baclériologiqve pour déceler les gonocoques latents.

Nous comprenons que LEBRETON ait écrit : « Ce mode d'examen ultra-sensible est de la plus haute importance familiale et sociale, puisqu'il sera dorénavant de toute nécessité d’y recourir pour affirmer la guérison absolue des malades et leur permettre de se marier. »

Cependant, une culture négative ne sera pas une preuve absolue de l'absence du gonocoque : c'est là une loi générale el non pas un argument contre la méthode. Mais un ou plusieurs résultats négatifs venant chez le même sujet, après un ou plusieurs résultats positifs, permettra de juger l'efficacité du traitement et d’affirmer presque à coup sûr la guérison !.

D'ailleurs l’accord est fait, les adversaires de la culture du sperme sont revenus de leur ancienne intransigeance, el JANET, lui-même, au dernier Congrès d’Urologie (Strasbourg, octobre 1921), a reconnu lPexcellence de la méthode.

1. Dans les cas où il n’y a pas de colonies visibles à la surface du milieu, on peut parfois trouver des gonocoques en râclant légèrement avec le fil de platine La poussée se produit de 24 à 60 beures après l’ensemencement, selon l’abondance et la virulence des germes,

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