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III. Fixalion du complément

Cette méthode est fondée sur la présence dans le sérum des blennorragiens d’une sensibilisatrice spécifique, reconnue par VANNoD.

Elle a été étudiée théoriquement par MULLER et OPPENHEIM d’abord, puis BRuCK, MEABIUS, VANNOD, WALLSTEIN. TEAGUE TorrEy, WarTaBikI. Elle n’est devenue réellement pratique qu'après les travaux de ScHwarTz (de Cornell) et Mac Nez en 1911. Depuis, elle a été employée par un très grand nombre d'auteurs, à peu près tous américains et anglais. Nous ne connaissons aucun travail français sur la question.

La réaction se met en évidence selon la technique générale de BoRDET et GENGOU; elle paraît vraiment spécifique, la coexistence d’une autre maladie, comme la syphilis, ne troublant pas les résultats. C’est une vraie réaction d’anti-corps ; elle témoigne non du dommage causé à l'organisme, mais de sa résistance à l'infection (d’où les applications de la fixation du complément au pronostic et au contrôle des effets thérapeutiques).

Le progrès principal dû à Scawarrz et MAC Neiz (170-171) est l’utilisation d’antigènes polyvalents; en effet, toutes les races de gonocoques ne se comportent pas de la même façon vis-à-vis d’un même sérum.

Nous n’entrerons pas dans des détails de technique; voici

seulement, à titre d'exemple, la préparation de l’antigène de Seawarrz et Mac Ni, légèrement modifié par GLOWES et GARDNER (32).

10 sortes de gonocoques différents sont ensemencées sur agar-ascite pendant 20 heures; chaque culture est repiquée, puis mise à l’étude à 379 pendant 24 heures, puis examinée au point de vue pureté. Chacune est alors mêlée à une solution saline normale (sérum physiologique), agitée et recueillie au bout de 18 heures. On y ajoute 2 % de crésol: après 12 heures, elle est filtrée à travers un asbeste stérile, puis au BERK&FELD, enfin diluée pour l'emploi.

Les résultats des statistiques varient beaucoup suivant les auteurs.

Certains sont enthousiastes à l’excès, déclarant la réaction beaucoup plus probante et fidèle que n’est le WASSERMANN pour la syphilis ; d’autres sont assez sceptiques :

Nous citerons l'opinion de Martin KRoToszINER ! (California slale Journal of medicine, février 1918). Elle a d’autant plus de valeur qu’elle est relativement récente, et s’appuie sur un grand nombre d’expériences

«Pour que les résultats de l'épreuve de fixation du complément dans la blennorragie soient uniformes et compatibles entre eux, 1l faut employer des techniques constantes avec des antigènes semblables. L'épreuve n'aura pas de valeur pratique tant qu'on n’obliendra pas au moins 80 % de résultats valables. Seules les réactions fortement positives ont une signification diagnostique et peuvent occasionnellement amener la découverte d’yn foyer spécifique jusque-là insoupçonnée. Un réaction faible ou douteuse n’a aucune valeur pratique. Un vieux gonocoque non virulent encapsulé peut donner un résultat fortement positif, tandis qu'un candidat au mariage, avec une urétroprostatite contagieuse peut montrer une réaction faible ou négative. Il est donc sage de dire que l'épreuve de fixation du complément ne prendra jamais dans

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