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la blennorragie l'importance que le Wassermann possède pour la syphilis. »
Surtout dans le cas d'infection chronique ou latente, on ne saurait se fier à la déviation du complément. Un résultat fortement positif est seul valable, et ce n’est pas souvent ce qui arrive dans des infections anciennes où l'organisme n’a plus à se défendre contre des germes peu virulents pour lui, s'ils sont dangereux pour les autres. Dans les cas regardés cliniquement, comme post-gonococciques, ScHwARTz et Mac NEIL eux-mêmes n’ont obtenu que 31 résultats positifs pour 100 (alors quelaculture dusperme en donne au moinsle double). Enfin, les auteurs ne peuvent affirmer que la réaction ne se maintient pas positive plusieurs mois après la guérison complète,
Peut-être un jour la fixation du complément remplacerat'elle avantageusementles autres méthodes diagnostiques dans la blennorragie. Ce jour n’est pas venu : il faut souhaiter que des savants français viennent à leur tour donner une opinion fondée sur une pratique importante.
On voit que dans l’ensemble il y a peu à retenir actuellement des méthodes biologiques pour le contrôle de la guérison.
Conduite à tenir
En face d’un individu,ancien blennorragien, qui demande un certificat de guérison,et plus spécialement en face d’un candidat au mariage, le médecin conscient de sa responsabilité, devra avoir l'attitude d’un accusateur.
Il devra s’efforcer de découvrir non pas des signes positifs de guérison, mais des signes d'infection.
Parmi les nombreux moyens qui sont à sa disposition, que nous venons de passer en revue, il n’en est pas un qui, pris à part, permette d’affirmer que l'infection ,gonococcique est.
PERVAS 9
Ur
définitivement morte. C’est en procédant par élimination que l’on tentera d'atteindre la vérité.
L'examen clinique, toujours indispensable, n’est cependant pas suffisant. En se fiant uniquement à lui, on risquerait de commettre deux sortes d'erreurs :
1° Croire à la guérison définitive, en lPabsence de toute lésion appréciable, et surtout devant l’image endoscopique d’un urètre cicatrisé ;
20 Refuser le bulletin de santé, alors qu'il ne persiste que des séquelles de blennorragie, incurables comme le rétrécissement, ou inoffensives, comme le catarrhe d’un canal trop longtemps irrité, et vierge pourtant de germes gonococciques.
Il faudra donc, de toute nécessité, recourir aux examens bactériologiques, car c’est bien le gonocoque et lui seul, qui est la cause des complications et des contagions. Ce germe, on essaiera de le dépister, par tous les moyens, dans ses repaires les plus cachés : si on ne le trouve pas dans les sécrétions par l’examen microscopique direct, on tentera de provoquer sa réapparition par des méthodes provocantes, dont les moins infidèles, sont l’infection de vaccin antigonococcique, l'expression des glandes par le massage. Dans l’état actuel de la question, il n’est plus permis de s’arrêter là si les résultats demeurent ‘négatifs : on aura recours, avec le concours d’un laboratoire entrainé, à la culture du sperme. Cette méthode, très sensible lorsqu'elle est correctement effectuée, permettra de conclure à peu près sûrement, soit que les résultats de plusieurs analyses restent négatifs, soit que mieux encore ils le deviennent après avoir été positifs.
Concurremment, l’examen cytologique, à l’état frais, des sécrétions, viendra confirmer les résultats bactériologiques, ou inciter à la méfiance.
Plus tard peut-être, le clinicien trouvera une aide nouvelle et efficace, dans la réaction de fixation du complément, qui n’est pas encore au point actuellement.
Ayant fait Lout ce qu’il est humainement possible de faire,
FE
ayant ajouté à ses épreuves scientifiques, l'épreuve du temps
EE quand les circonstances l’auront permis, le médecin, la conscience tranquille, pourra rendre au malade sa liberté. Et ‘immense majorité des cas, aucun événement viendra lui prouver qu’il s'était trompé.
dans fâcheux ne