‹ Le Contrôle électroencéphalographique des Anesthésies générales de longue durée en Chirurgie thoraciqueChapitre 14 sur 65 · IDE LÉS DIFAIGULTÉS/DEMCANESTEESIE EN CHIRURGIE PULMONAIRE · texte numérisé non relu

IDE LÉS DIFAIGULTÉS/DEMCANESTEESIE EN CHIRURGIE PULMONAIRE

En effet, l'anesthésie pose ici des problèmes particuliers, qui dépendent de la nature de l'opération, de l'état général du malade et de l'affection en cause.

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|” Conditions dues à l'opération.

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— La position du malade. Le plus souvent le malade est placé en position latérale, couché sur le côté sain, le thorax comprimé autant que soutenu par une série de coussins. Certains auteurs, dont Overhold, ont préconisé pour remédier à cet inconvénient une table spéciale où le malade est en décubitus ventral.

— La longueur de l'intervention, qui dure de trois à quatre heu-

res en moyenne, réalise ainsi des conditions favorables aû choc opératoire.

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— L'ouverture pleurale entraîne un collapsus du poumon [compensé en partie par la baronarcose) et le ballottement médiastinal provoque des troubles cardio-respiratoires.

— L'importance et le nombre des zones réflexogènes. En effet, toute cette chirurgie porte sur des régions riches en zones réflexo-. gènes {plèvres, pédicules pulmonaires, péricarde et cœur). Ces réflexes sont mis en jeu par des causes multiples : stimulations intra-bronchique et intra-pulmonaire par hyperpression prolongée, manipulations de la paroi, sections costales rapides, intubation et tentatives d'intubation.

— Le maintien de la masse sanguine. Celle-ci est primordiale pour éviter anoxie et choc. Du fait du calibre et de la pression régnant dans les vaisseaux du pédicule, même en dehors de tout incident hémorragique, les pertes sanguines sont importantes (2073 cc. d'après Lenaham pour une pneumonectomie).

— La diminution de la capacité respiratoire après exérèse. La fonction respiratoire dans une pneumonectomie est brusquement diminuée de moitié.

2° Conditions dues à l'opéré.

— l'âge. Ce sont le plus souvent des sujets âgés dont les émonctoires hépatique et rénal sont très sensibles à l'infoxication et chez lesquels l'élimination retardée des produits anesthésiques est un facteur de choc. :

— l'infection des voies aériennes. Très fréquente, l'infection chronique des voies respiratoires supérieures et inférieures condamne l'utilisation des agents anesthésiques irritants {éther, par exemple).

3° Conditions dues à l'affection en cause.

Les tuberculeux ont une diminution de leur capacité vitale : ils présentent souvent une respiration paradoxale avec déplacement médiastinal. Leur sensibilité à l'éther est très grande. Les néoplasiques ont un mauvais état général, des pertes liquidiennes et protidiques, des atélectasies pulmonaires. Les dilatés bronchiques sont

‘des enfants fragiles qui ont des sécrétions importantes.

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