CELA PIRE
L'ANESTHEÉSIE
l — LES MOYENS ET LES MÉTHODES UTILISÉS POUR CES INTERVENTIONS
La prémédication a toujours été faite à base de morphine [| cta) et d'atropine {1/4 à 1/2 mar.)
L'induction a toujours été pratiquée au Nesdonal, avec une solution à 5 % injectée à la dose moyenne de 60 ctgs par voie intraveineuse, en [0 à 30 secondes. Selon la vitesse d'injection et la dose utilisée, le Nesdonal provoquait une dépression respiratoire pouvant aller jusqu'à l'apnée, compensée par une oxygénation intensive sous pression.
Immédiatement après l'injection de cet anesthésique starter, on injecte par la même voie un produit curarisant, soit de la D-tubocurarine, soit de l'intocostrine. On pratique alors l'intubation intratrachéale à l'aide d'un laryngoscope spécial à vision directe. Selon les nécessités de l'intervention, on place pour cette intubation, soit une sonde ordinaire [N° 12, 13, 14), soit une sonde de Carlens à double branche, soit un bloqueur de Thomson à ballonnet. Ces manœuvres sont faites rapidement et sans traumatisme.
Puis ‘on commence l'anesthésie au protoxyde d'azote-oxygène [N2O-O!). Cet anesthésique faible est donné à un taux de 50 avec 50 %, d'oxygène grâce à un appareil à circuit fermé [EMC anglais).
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Au cours de l'intervention, le taux d'administration du protoxyde d'azote oscille entre 30 et 60 % selon les temps opératoires: et l'on réinjecte, à la demande, des substances curarisantes et du Nesdonal à doses fractionnées. 6 N
Vers la fin de l'intervention, on diminue la quantité de protoxyde
d'azote au profit d'une oxygénation plus intense. |
Enfin, lorsque le malade respire spontanément d'une façon normale et donne des signes d'intolérance de sa sonde trachéale, la è détubation est pratiquée après bronchoaspiration. F.
La dose moyenne d'anesthésiques utilisés pour ces interventions a été de:, 1,25 gr. de Nesdonal, 35 mgrs d'intocostrine, 2 à 3 heures d'administration de NO. .
Ce qui concorde avec les doses prescrites par la Re des auteurs (Jacquot, Bourreau, Huguenard).