‹ Le Contrôle électroencéphalographique des Anesthésies générales de longue durée en Chirurgie thoraciqueChapitre 18 sur 65 · STE · texte numérisé non relu

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|. Nos premiers enregistrements ont été faits avec un appareil électronique Reega à 6 plumes, puis nous avons utilisé un corticographe à 4 plumes : mais l'encombrement causé par ces appareils {pied porte-électrodes et câbles) était considérable. Aussi, nous avons utilisé pour les enregistrements ultérieurs un appareil Reega à 2 stylets inscripteurs seulement, correspondant à un montage à 4 électrodes. Cet appareil était de dimensions restreintes (b0X 60 X40 cms), et pouvait être placé à proximité de l'appareil d'anesthésie. L'enregistrement sur deux dérivations seulement ne comportait pas de lacunes graves, puisque nous savions déjà que l'anesthésie uniformise très vite tous les rythmes cérébraux décelables sur le scalp. ss

2. D'autre part, comme nous l'avons déjà signalé, ces électroencéphalographes sont très sensibles aux potentiels parasites. En effet, pouf les éliminer dans la plus grande mesure lors d'un enregistrement courant, il faut placer le malade et les appareils dans une cage de Faraday, c'est-à-dire dans une atmosphère électriquement neutre. : ES

De plus, il faut veiller à ce que les électrodes soient en parfait contact avec le cuir chevelu : le malade ne doit faire aucun mouvement ; les déplacements de masse métallique à proximité, le mouvement d'obiets chargés d'électricité statique (caoutchouc, crêpe, etc...) provoquent des parasites : à plus forte raison les contacts et les moteurs électriques.

Dans une salle d'opération se trouvaient donc réunies de multibles causes productrices de parasites, et le déparasitage d'une salle non aménagée s'est avéré impossible. Pour dériver le plus grand nombre de ces perturbations, nous avons établi de très bonnes prises de terre, indépendantes pour l'appareil, le malade et l'anesthésiste. Les chirurgiens et l'instrumentisté étaient isolés de la terre par un tabouret en bois. Toutefois, les artefacts dus au bistouri électrique et au contact de la pédale d'aspiration ont toujours perturbé nos tracés pendant certains temps de l'intervention.

3. Enfin, un troisième point délicat était le choix des électrodes et leur moyen de fixation. En effet, celles-ci devaient assurer un contact parfait, ne pas bouger pendant les différentes manœuvres de la tête de l'opéré lors de l'intubation et ne pas être trau-

matisantes pour le malade.

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Nous avons utilisé pour nos premiers enregistrements, des électrodes en forme de pastille fixées par du collodion ; mais à cause du temps de préparation trop long et des variations de la résis-

tance électrique de ces électrodes au cours de l'intervention, nous

les avons abandonnées. Après avoir essayé plusieurs autres systèmes de montage, nous avons adopté les électrodes ordinaires monopodes fixées par des crochets sur les lanières d'un casque, avec une mentonnière juste assez tendue pour ne pas gêner l'intubation. La mobilité de ces électrodes nous permettait à tous moments de les humecter, ou de refaire les contacts pendant l'intervention.

En résumé, nous avons utilisé, pour pratiquer ces enregistrements : >

— des appareils d'E.E.G. Reega à 2, 4 ou 6 plumes,

sur lesquels nous avons travaillé le plus souvent avec une amplification de 5 millimètres pour 50 microvolts et une vitesse de déroulement du papier de 30 centimètres en 20 secondes,

— un montage d'électrodes avec une dérivation bipolaire fronto-temporale [F-T] et une temporo-occipitale (T-O) sur l'hémisphère laissé libre par le côté sur lequel le malade était couché.

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