‹ Le Contrôle électroencéphalographique des Anesthésies générales de longue durée en Chirurgie thoraciqueChapitre 46 sur 65 · OBSERVATION XXIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXIV

Malade N° 22727. Boy. Georges, 34 ans.

Intervention : Lobectomie inférieure gauche pour bronchectasies à caractère très sécrétant.

Anesthésie : Nesdonal : 0,90 gr., emploi d'une sonde de Carlens. Intocostrine : 20 mars.

Protoxyde : quelques bouffées seulement au début de l'anesthésie.

Réanimation : | litre de sang.

Intervention conduite sous hypothermie.

T. A. : 11/6 au début, 9 en fin d'intervention.

Malgré une intubation très difficile, l'anesthésie à été considérée comme assez satisfaisante.

Analyse du tracé E.E.G. : Le tracé de veille montre un rythme lent à.8 c/s. L'injection de 0,20 gr. de Nesdonal en 10 secondes provoque l'apparition de pointes pendant 5 secondes, puis d'ondes lentes polymorphes à 2-3 c/s. L'intubation, particulièrement difficile, nécessite la réinjection de 0,10 gr. de Nesdonal qui, cette fois, provoque des phases de suppression sporadiques. La durée de l'intubation à laissé pratiquement le malade en apnée pendant 5 minutes durant lesquelles le tracé s'est nettement microvolté. Par la suite, les ondes lentes tendent à disparaître pour faire place à un rythme de 14 c/s régulier, bien fourni, mais microvolié. L'exclusion du poumon ÿauche par clampage de la branche correspondante de la sonde de Carlens a provoqué l'apparition de courtes bouffées d'ondes à 5-6 c/s et a fait diminuer l'amplitude du tracé. De même, pendant l'intervention, à la suite de manœuvre de compression du poumon gauche [pendant 15 minutes environ] le tracé a été très microvolté mais régulier.

Conclusion : Ce tracé d'anesthésie pratiquement sans Protoxyde d'azote, semble montrer que le rythme rapide n'est pas spécifique du Protoxyde d'azote, et que tous les troubles respiratoires, entraînant une anoxie même légère, provoquent une baisse de l'amplitude du tracé.

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