AN, ERA
Par contre, les dissections et les tractions du pédicule pulmonaire sur un malade peu endormi se sont plusieurs fois accompagnées de signes électriques indiscutables : soit des ondes lentes analogues à des ondes « de souffrance cérébrale », soit une diminution passagère de l'amplitude. Ces faits ont déjà été signalés dans la communication de Santy, Sournia et Courjon à la Société de Chirurgie de Lyon.
De même, les compressions prolongées du poumon par des écarteurs ou $on refoulement par les mains du chirurgien s'accompagnent très souvent d'une baisse passagère de l'amplitude, sans aucun caractère de gravité ; témoin notre observation 24 : « pendant l'intervention à la suite de manœuvre de compressions du poumon gauche, pendant [5 minutes environ, le tracé s'est microvolté ».
Toutes les manœuvres nécessitées par l'exérèse, telles que ligatures des artères et des veines, clampages de bronches provoquent toujours une baisse progressive de l'amplitude du tracé dans les minutes qui suivent. Ceci s'explique évidemment par la diminution de la masse sanguine et la réduction brutale de l'hématose; cf. nos observations 7, 9 ou 24 : « où l'exclusion du poumon gauche par clampage de la branche correspondante de la sonde de Carlens à provoqué l'apparition de courtes bouffées d'ondes à 5-6 c/s et a fait diminuer l'amplitude ».
D'autre part, en fin d'intervention, le changement de position du malade a plusieurs fois provoqué des anomalies électriques à type d'ondes lentes (apparues une fois dans la région temporale). Ce fait a été signalé dans le compte rendu N° 21.
| nous semble intéressant de souligner que toutes ces perturbations électriques passagères, n'ont jamais eu de traductions cliniques décelables, soit par le chirurgien, soit par l'anesthésiste.
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