‹ Le Contrôle électroencéphalographique des Anesthésies générales de longue durée en Chirurgie thoraciqueChapitre 64 sur 65 · CRE · texte numérisé non relu

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Les anomalies électriques correspondant à des accidents tels que : arrêt passager du cœur, troubles aigus de la ventilation, apparaissent toujours avant les premières manifestations cliniques (| à 3 minutes) : on observe soit une chute brutale de l'électrogénèse, soit l'apparition d'ondes lentes très intenses. |

Les troubles anoxiques progressifs et frustes, quelles que soient leurs origines, se traduisent toujours dans un premier temps par une baisse progressive de l'amplitude, et dans un deuxième temps par l'apparition de trains d'ondes lentes, isolées sur un fond de rythmes rapides et microvoltés. Ces modifications du tracé, témoignant d'une anoxie légère progressive, sont discernés très longtemps avant toute manifestation clinique (de 3 à 10 minutes avant les premiers signes de cyanose par exemple).

I. — Donc, répondant par l'affirmative aux deux problèmes que nous avions soulevés, nous pouvons dire que le contrôle E.E.G. s'avère très utile au cours des interventions chirurgicales :

|° Pour maintenir l'anesthésie à un niveau constant avec des concentrations d'anesthésiques strictement nécessaires à chaque malade. | :

2° Pour prévoir et prévenir l'apparition d'accidents cardio-pulmonaires ou anoxiques avant toute manifestation clinique.

Vu, Vu, Le Doyen : Le Présiaent de la Thèse, H. HERMANN. P. SANTY.

Vu et permis d'imprimer :

Lyon, le 13 Novembre 1953.

Le Recteur, Président du Conseil de l'Université,

André ALLIX

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