SCENE V GODEFROID, LABORDAVE, LUCIENNE
LABORDAVE.
oe regrette, mon cher Godefroid, de troubler une aussi charmante scène de ménage! Car je devine sans peine que madame est madame Godefroid ?
LUCIENNE, très embarrassée
En effet, monsieur!...
LABORDAVE, saluant.
Madame!...
GODEFROID, présentant.
M. Lahordave !...
LUCIENNE, embarrassée, saluant.
Monsieur!... Vraiment je suis confuse...
LABORDAVE.
Par exemple, madame !... Ne vous excusez pas! Il serait à désirer que tous les ménages pussent offrir le spectacle d'une union aussi parfaite!
GODEFROID
Nous ignorons encore ce que c'estqu'une querelle !.«
LABORDAVE.
Et c'est si rare !...
GOP&FROID.
Ah! Dieu!...
LABORDAVE, à Lucienne.
Monsieur votre père m'a prié de venir, en voisin, visiter ses collections de fleurs... Il m'a dit qu'il possédait surtout des variétés de roses admirables!... (Galamment.) Mais je vois qu'il ne" m'avait pas parlé de la plus belle !
LUCIENNE
Ob! Monsieur!... Je vais prévenir mon père de votre visite.
GODEFROID
C'est cela, va, ma chérie!...
LUCIENNE, bas.
Voulez-vous bien vous taire !
GODEFROID, bas.
Si l'on m'avait dit hier, qu'aujourd'hui, je vous tutoierais!... Ah ! Je suis bien heureux!... (Haut.) Va prévenir ton père, va!...
Lucienne sort au fond.