SCENE VI GODEFROID, LABORDAVE
LABORDAVE, d'un ton sec.
Mon cher Godefroid, si je suis venu ici, ce n'est pas seulement pour admirer des roses...
GODEFROID
Ah!
J'ai à vous parler d'une chose grave.
GODEFROID
Vous m'intriguez !
LABORDAVE.
Nous sommes très contents de vous, à la Compagnie, et le conseil devait vous allouer une gratification de cinq cents francs...
GODEFROID
Vraiment ?
LABORDAVE.
Je m'y suis opposé.
GODEFROID
Vous?
LABORDAVE.
Et je vais être même obligé, à mon vif regret, de prendre, contre vous, une mesure disciplinaire.
GODEFROID
Pourquoi ?
LABORDAVE, sévèrement.
Parce que l'administration ne doit pas tolérer le dévergondage.
GODEFROID
Le dévergondage ? Je me dévergonde ? Où ?.. Quand? Gomment?
Vows ne vous en doutez pas?
GODEFROID
Ma foi, non!
LABORDAVE.
Alors, je précise!... Avant-hier, vous avez embrassé une voyageuse dans l'express de Nancy,