ACTE DEUXIEME
GODEFROID, à part.
Fichtre!...
LABORDAVE.
Vous y êtes ?
GODEFROID
Oui, oui, très bien!... C'est le mari de cette voyageuse, qui vous a dit?...
LABORDAVE.
NoUj c'est le conducteur du train 54, qui a consigné le fait dans son rapport.
GODEFROID, très embêté.
Ah!... En somme, un baiser n'est pas un crime... surtout quand c'est la dame elle-même, qui l'a sollicité!...
LABORDAVE, s'emportant.
Et voilà tout ce que vous trouvez à répondre pour excuser un acte pareil, perpétré dans l'exercice de vos fonctions!... Vous, Godefroid, un fonctionnaire si correct!...
GODEFROID, à part.
Sapristi !... Mais il va me dégommer I
LABORDAVE.
Non, je ne puis croire encore que vous vous soyez oublié à ce point !
GODEFROID
Et vous avez raison, monsieur!... Le coupable, ce n'est pas moi, c'est mon frère !
LABORDAVE.
Vous avez un frère ?