‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 111 sur 889 · Se reporter à la note 2 dela page · texte numérisé non relu

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3. Le premier député élu, Lassabathie père, président du directoire de Moissac, vota obscurément dans la Législative avec la majorité (Diction. des Parlementaires), le deuxième Lachieze (Pierre), né à Martel en 1755, président de l'administration du département, sera réélu en l’an IV aux Anciens, se ralliera au 18 brumaire et sera choisi en l’an VIII comme député du Lot au Corps législatif par le Sénat (Jbidem). Le troisième, Calmon, né à Carlucet (Lot), avocat consultant à Carlucet, puis administrateur du département, nommé le 4 prairial an VIII président du tribunal civil de Gourdon, mourut le 12 septembre 1801 (1bidem). Le quatrième, Duphémieux, né à Cajarc (Lot), en 1750, juge à Cajarc en 1789, membre de l’administration du Lot, juge au tribunal civil de Figeac à sa sortie de la Législative, puis juge de paix à Cajare, secrétaire général de la préfecture du Lot en 1811, membre de la Chambre des Cent Jours (Dict. des Parlementaires. I] y est appelé Duphénieux, mais sur toutes les pièces que nous avons vues il est nommé Duphémieux).

4. P.28 du procès-verbal imprimé. Ramel eut 295 voix sur 464 votants au second tour.

5. P.29, ibid. Lacoste-Montlausier né à Caussade (Tarn-et-Garonne) en 1744, admi-

nistrateur du Lot (Diction. des Parlementaires). I1 signait Lacoste-Montlausur.

6. Procès-verbal imprimé, p. 30-31; procès-verbal manuscrit (C1%6, n° 2, Arch. Nat.).

7. C’est le jour même où Jeanbon a échoué contre La Boissière (2 septembre) que Dupuy-Montbrun est élu au premier tour (procès-verbal imprimé, p. 32). Les deux derniers députés élus, Guilhoux et Brugoux, sont restés deux inconnus (Dict. des Parlementaires). Sur La Boissière, voy. plus loin, même chapitre.

8. « M. Jeanbon eut un grand nombre de voix pour être élu député à cette seconde législature, mais par la cabale de plusieurs Montalbanais qui y prétendaient, les avis furent changés, et M. Dupuy-Montbrun y fut seul député » (Papiers Bosquet, collect. Galabert). Bosquet attribue donc à des compétitions de personnes l'échec que Nicolas et la notice sur Ramel attribuent au caractère démocratique de la candidature de Jeanbon.

9; Voy. ch. xvir.

La Boissière, qui n'avaient été ses rivaux que par occasion, en revanche, sur Dupuy-Montbrun plus heureux que lui, il aura dans l'intimité des jugements sévères !; quant à Ramel il en parlera peu durant la session même de l’Assemblée législative, mais uniquement, peul-on conjecturer d’après son ton, par peur de $e laisser aller à en dire trop*.

Le 10 septembre, les opérations de l’Assemblée électorale prirent fin ?; le 12, Jeanbon était de retour à Montauban et au club. Dès le 4 septembre, il avait fait part à ses frères de Montauban des événe-. ments de Cahors, mais du procès-verbal trop confus de la séance où sa lettre est mentionnée, on ne peut rien tirer “; dans une autre lettre lue le 7 au club, « M. Jeanbon, pénétré des devoirs d’un bon citoyen et des vrais principes qui doivent animer les Amis de la Constitution, exhorte la Société à se pénétrer des vertus qui doivent faire notre force dans ces moments de crise où la patrie attend de nous les efforts les plus généreux, la paix, l'union et la concorde », et, « moins par rapport à lui que par rapport à ceux sur lesquels la suspicion pourrait frapper » il dément les mauvais traitements qu'il aurait subis, « il promet à son retour les éclaircissements les plus détaillés sur les opérations de l’assemblée électorale; il finit par demander à la Société la continuation d’une correspondance qui lui assure les bonnes dispositions de toute la Société à la paix, à l’ordre et à l’union inaltérable qui doit régner parmi des frères amis de la Constitution * ». :

On croirait, à lire ce compte rendu, qu’il éprouvait, après les dérnières dissensions entre Montalbanais dont sa candidature avait été le prétexte, le besoin de prêcher la concorde et qu’il demandait l'approbation explicite des clubistes ; l'accueil fait à sa lettre dont lecture fut ordonnée pendant trois séances consécutives, et cette réponse qui lui fut envoyée «la franchise de votre âme et la pureté de votre patriotisme se sont assez déclarées dans ces circonstances vraiment orageuses pour nous convaincre tous que la Constitution ae saurait trouver de meilleur ami que vous », tout cela put lui démontrer que sur ses partisans de Montauban il avait gardé tout son empire.

1. Voy. lettres à Lasource (Révol. franç., t. XXI, p. 341 sqq.), « encore une fois notre député est nul » (p. 350, 1bid.). En public, Jeanbon parle différemment : « vous apprendrez avec autant d’étonnement que de douleur la mort de M. Dupuy-Montbrun » et il regrette « un citoyen recommandable par la douceur de ses mœurs et sa probité » (Jeanbon à la municipalilé, Paris, 3 avril 1792, Arch. commun., AA, 5).

2. 13 et 18 avril 1792, lettres de Paris à la municipalité (Arch. commun., AA, 5).

3. Furent élus le président et l’accusateur public du tribunal criminel du Lot, deux jurés à la Haute-Cour nationale, et vingt-trois administrateurs du département dont Monmayou, administrateur du district de Lauzerte, Combes-Dounous, Colombié maire de Moissac, Cavaignac fils, homme de loi de Gourdon, Blaviel, André Brun, Caila que nous retrouverons (procès-verbal imprimé, pp. 31-54).

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