‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 114 sur 889 · ACCEPTATION PAR LOUIS XVI DE LA CONSTITUTION · texte numérisé non relu

ACCEPTATION PAR LOUIS XVI DE LA CONSTITUTION

trouvait dans le préambule du décret du 14 septembre fut entendu de tous. Jeanbon, nous venons de le voir, voulait d’abord apporter quelques lempéraments à l’expression de la reconnaissance des patriotes envers la royauté, mais il se läissa bien vite gagner au grand mouvement de pacification qui se-propageait. Le 22 septembre, après des violences dont s'étaient rendus coupables certains clubistes, il édifia le club « par'des exhortations aussi sensibles qu'énergiques » en faveur de la paix ‘. Le 23 septembre, il lut en séance l’adresse à Louis XVI dont la rédaction lui avait été confiée, elle fut couverte d'applaudissements. Il y manifeslait une entière confiance dans le souverain et sur un-ton plein de dignité : après avoir exprimé « au Roi des Français » la joie des citoyens de Montauban, «il est donc vrai, Sire, disait-il, que- le pouvoir exécutif va reprendre son énergie, et, qu'agissant par tous les moyens que la Constitution a mis en son pouvoir, il va soumettre enfin à l’autorité des lois les ennemis de la chose publique. Nous en avons pour garant la parole de Votre Majesté, et, puisque vous avez voulu ne la donner qu'après avoir consulté l'opinion publique, nous ne balancons pas à croire qu’elle sera désormais inviolable et sacrée. Le Roi de tous les Français va travailler au bonheur de tous. Daignez, Sire, agréer l'hommage respectueux du dévouement sans réserve que les citoyens de Montauban offrent au premier Roi constitutionnel d’une nation puissante et libre ». Jeanbon parlait encore dans cetle adresse de soumettre à l'autorité des lois les ennemis de la chose publique, il fit bientôt uû pas de plus vers la pacification : le 6 octobre, sur une lettre de Poncet-Delpech, le club se préoccupa de « ramener la paix, l’union et la concorde », un membre demanda « un écrit analogue à rétablir la paix et l’union et surtout l’indulgence », Jeanbon proposa l’établissement d’un comité de conciliation. Les deux motions furent adoptées ? et Jeanbon composa un « Sermon sur la vocation à la Liberté et les obligations qu’elle impose », qu’il prononça « le dimançhe 9 octobre 1791, jour où la Constitution a été proclamée dans cette ville * ».

Ce sermon est le dernier que nous ayons de lui, et c’est vraiment une allocution toute politique semée de citations de Rousseau et de réminiscences de l’antiquité. Jeanbon y prend pour texte ces paroles de Saint-Paul : « Pour vous, mes frères, vous êtes appelés à la liberté.

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