SON ÉLECTION COMME OCFICIER MUNICIPAL 1H
La trêve à Montauban ne fut pas de longue durée, les dissentinients recommencèrent presque de suite ‘, et en partie suscités par Saint- André lui-même. Déjà, le 12 octobre, comme son ambition n’a pas à craindre la rivalité de Poncet-Delpech, le représentant de Montauban à la Constituante, qui, rentré le 10 octobre et élu président du tribunal du district ?, n'apparaît plus qu’au second rang et semble vouloir s'y tenir, Jeanbon pousse sa pointe hardiment : la municipalité élue en février 1791 sous l'influence de la société populaire, alors que la haute bourgeoisie exerçait dans celle-ci la prépondérance, la municipalité, naguère si avancée d'idées, ne se trouvait déjà plus en conformité d'opinion avec les démocrates qui dirigeaient maintenant le club, elle était feuillantine et conservatrice, Jeanbon envenime un différend qui s'était déjà marqué le 26 septembre entre elle et le club *. Le 16 octobre, le club apprit que la place de
substitut du procureur de la commune était devenue vacante, mais que son ex-litulaire Bruté croyait pouvoir y rester jusqu’à l'expiration très prochaine des pouvoirs de la municipalité “; Jeanbon fit rédiger au club une protestation, organisa un pétitionnement ”, et la municipalité décida la convocation des électeurs avant que le pétilionnement fût achevé ‘. Le club avait déjà choisi son candidat, c'était Jeanbon ‘. Il fut élu le 30 octobre, par 138 voix, substitut du procureur de la commune contre 93 données à un concurrent ÿ, le nombre des abstentions était de plus des trois quarts , seuls les partisans de notre agitateur avaient voté pour lui. Le lendemain, il refusa la place ‘!,
1. La méfiance subsiste (n° 39 des Nouvelles intéressantes, séance du club du 30 septembre. Reg. C.). Le 1e octobre, nouveaux troubles (F7 3681 n° 1, Arch. Nat.).
2. 5 et 10 octobre. Jeanhon s’associe aux honneurs rendus par le club à Poncet (Reg. C. club). Les Nouvelles intéressantes, n° 49, annoncent l'installation de Poncet le 11 octobre comme président du tribunal du district, dès lors il se tient au second rang, Jeanbon lui en sait gré : le 19 novembre, il le qualifie dans une lettre à Lasource d’ « homme judicieux et patriote » (Révolution française, t. XXI, p. 341).
3. À propos de l’affaire très obscure signalée plus haut relativement à de Marcè (Reg. C. club).