‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 145 sur 889 · Aulard, Jacobins, t. III, p · texte numérisé non relu

Aulard, Jacobins, t. III, p

4, « Méfiez- -vous du Logographe. Le rédacteur est un homme de mauvaise foi et l'imprimeur un fripon. Il n’y a pas dans ce moment jnsqu’au Journal des Débats des Jacobins qu’on n’ait corrompu. Le grand secret de tous ces beaux écrivains c’est de mettre de belles choses dans la bouche des orateurs qui parlent pour la mauvaise cause et de faire dire des platitudes et des sottises à ceux qui les ont combattus avee force et succès » (lettre à la municipalité du 20 mai).

5. Lettre du 23 mai à la même. Une discussion à propos de ce comité avait lieu à ce -moment dans la Législative et n’aboutit pas, après des discours de Gensonné et de Brissot elle fut renvoyée au 25 mai (Moniteur ;'t. XII, pp. 462-468).

6. Carra, le 15 mai, dans son journal, avait dénoncé le comité autrichien, notamment Montmorin et Bertrand de Molleville. Ceux-ci le dénoncèrent comme calomniateur au juge de paix Larivière. Carra dit à Larivière tenir ses renseignements des

supprimerait les tribunaux de Ro pténés autant que les juges de paix ‘. Enfin il demandait à ses concitoyens de prendre une attitude audacieuse vis-à-vis de la contre-Révolution ?.

Cependant, toujours ennemi des exagérations, après avoir déclaré qu’il fallait choisir les généraux avec la plus grande sévérité, Jeanbon empéchait les Jacobins d’exclure de leur sein, sans l'avoir entendu,

-M. de Rochambeau fils, officier général, coupable d'avoir donné sa démission en présence de l'ennemi #. Quand, devant l'attitude menaçante de la garde constitutionnelle du roi et la quantité des gens sans aveu groupés autour d’elle, l'Assemblée la cassa par décret et voulut se donner l’appui d’un camp de vingt mille hommes , Saint-André ne put accepter les soupçons d’incivisme que Robespierre fit peser, en séance des Jacobins, sur cette force armée qu’on allait appeler des départements à Paris ‘; c'était risquer de semer la division parmi les patriotes, et avec Fabre d'Églantine et Tallien, il assura que ce corps serait composé de citoyens dévoués à la Révolution et qu'il fallait plutôt chercher dans la garde nationale parisienne les gens de sentiments douteux .

Le 12 juin, Louis XVI renvoyait le ministère girondin coupable de lui avoir demandé la sanction des décrets relatifs aux prêtres factieux

députés Chabot, Merlin et Basire, et Larivière lança contre eux mandat d'amener malgré leur inviolabilité. L'Assemblée Législative, le 19 mai, cita Larivière à la barre, et, le 20, le décréta d'accusation : « Ce décret a déjoué bien des projets. On se proposait de faire des juges de paix un des principaux instruments de la contre-révolution, aussi avait-on pris la précaution de les choisir pour la plupart parmi ce que la boue de l’ancien régime avait de plus méprisable » (Jeanbon, 23 mai à la municipalité).

1: «La nécessité de cette suppression s’est déjà fait sentir, et je crois pouvoir aflirmer que l'opinion de la presque totalité de l'assemblée est formée là-dessus » (3 juin, à la même).

2. « Si la génération qui vient ne vaut pas mieux que celle qui passe, c'en est fait

dela liberté. La pusillanimité insensée de nos pères, déguisée sous le nom de prudence, a failli perdre la chose publique et la menace tous les jours, il faut que le courage des enfants la soutienne. Ceci paraîtra une extravagance à beaucoup de gens.

je me fais un devoir de le dire au hasard de tous les commentaires » (28 mai, à la municipalité).

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