‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 146 sur 889 · mai (Aulard, Jacobins, t. III, p · texte numérisé non relu

mai (Aulard, Jacobins, t. III, p

4. 29 mai (ibid., p. 627). On décide que Rochambeau sera entendu le lendemain, il

- comparaît le 30 mai et est rayé de la société (ibid., p. 638). Le baron de Rochambeau, né en 1750, fils du maréchal, maréchal de camp en 1793 dans la campagne de Belgique, défenseur de la Martinique contre les Anglais, gouverneur de Saint-Domingue en 1793 et 1802, général de division, tué à Leipsick le 18 octobre 1813 (Biographie Rabbe).

. 5.30 mai, la garde constitutionnelle du roi est cassée. Le personnel de cette garde licenciée uni aux royalistes demeure dangereux, le 4 juin décret établissant un camp de 20,000 volontaires à rassembler au Champ de Mars avant le 14 juillet.

6. 2 juin (Aulard, Jacobins, t. III, p. 668) et 8 juin (ébid.. p. 673).

7. 8 juin. Philippe-François-Nazaire Fabre, dit Fabre d'Églantine, né à Carcassonne en 1750, acteur en province, auteur du Philinte de Molière, secrétaire du ministère de la justice après le 10 août, député de Paris à la Convention, guillotiné avec Danton .le 5:avril 1794 (Aulard, Actes du Comité de salut publie, t. IT, p. 514). Tallien Jean-Lambhert, né en 1767 à Paris, auteur du journal l’Ami du Citoyen en 1791, membre de la Commune du 10 août, député de Seine-et-Oise à la Convention, membre des Cinq-Cents, vice-consul de France à Alicante sous l’Empire, mort à, Paris le 16 novembre 1820 (Aulard, ibid., t. IT, p. 382),

et au camp de vingt mille hommes. Jeanbon, qui recommandait six jours avant aux Montalbanais la lecture de la Sentinelle, le journal inspiré par Roland ‘, Jeanbon se lança décidément dans la mêlée politique. Robespierre, heureux de ce. coup porté aux Girondins, affectait le 13 juin, aux Jacobins, de ne voir dans la chute des ministres qu'un événement indifférent, d’après lui « les représentants de la nation devaient attacher beaucoup moins d'importance aux ministres qu'au patriotisme de l’Assemblée nationale » ?. Le 15, Delacroix, reprenant cette théorie, prétend que ce ne sont pas les ministres et la Législative, « assemblage inexplicable de grandeur et de bassesse, d'énergie et de faiblesse », mais le peuple et la Constitution qui sauveront la liberté *. Alors, Jeanbon proteste : à vrai dire et, nous l’avons vu, il ne s’illusionnait pas plus que Delacroix sur les mérites de la Législative, mais ce n’élait pas au moment où elle représentait en face d’un roi hostile à la Révolution le parti révolutionnaire qu’il fallait laccabler et l’abandonner. Sans souci des querelles entre Girondins et Montagnards et des questions de personnes, le délégué de Montauban veut l’union de tous les patriotes avec les législateurs : « Je crois, dit-il, que nous devons entourer l’Assemblée nationale de la force de l'opinion publique pour que le bien qu’elle voudra faire devienne possible » “et il oblige Delacroix à se rétracter. Le 17 il propose l’envoi d’une « lettre circulaire à toutes les sociétés affiliées pour les inviter à redoubler de zèle et d’aclivité dans le moment où il est instant que le peuple français se lève tout entier »; approuvé, il compose sur-le-champ celte circulaire, sa rédaction est acceptée el on y joint l'invitation aux citoyens de faire circuler la lettre écrite par Roland au roi pour lui reprocher son veto, ainsi que des réflexions de C. Desmoulins sur la royauté qui « se pourrit tous les jours » *. Il envoya d’autre part, au club de Montauban, une lettre au reçu de laquelle la société nomma une commission chargée d’aviser à la situation « où se trouve l’empire par cette espèce d’insurrection du premier fonctionnaire », et «adressa une demande instante d'armes et d'exercices pour la garde nationale à la municipalité » ‘.

1. Lettre du 6 juin à la municipalité. Ce journal, fondé par Roland dès le début de son ministère et imprimé en placard, était rédigé par Louvet (Bibl. nat., Le?, n° 693).

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