‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 151 sur 889 · Michelet, t. IV, p · texte numérisé non relu

Michelet, t. IV, p

2. Aulard, Jacobins, t. IV, p. 30. Il s’agit de la lettre que La Fayette écrivit à l’Assemblée législative et qui fut lue en séance du 18 juin (Voy, Moniteur, t. XII, p 692). Sur La Fayette, voy. l'ouvrage de M. Et.Charavay, Le général La Fayette, Paris, 1898, gr.in-8.

3. On voit, par le procès-verbal du club, que cette lettre était relative à la démission du ministère Girondin (Reg. C. club).

4. « Un citoyen de la ville de Montauban présente diverses pétitions qui intéressent cette commune. Renvoyées au Comité des pétitions, pour en faire le renvoi aux Comités respectifs qui devront en faire le rapport dans le plus court délai possible ». (séance de la Législative du 22 avril 1792, procès-verbal, t. VIT, p. 360). Sorel dit de ces Comités qu’ils sont dans l’Assemblée « une institution fondamentale. Il y en a vingt-trois qui sont permanents et qui absorbent toute l’administration. C'est en fait le gouvernement direct d’une assemblée souveraine, et l’ébauche, .de plus en plus distincte, du système futur de la Convention. L'Assemblée annule ainsi les ministres » (2° partie, p. 304).

seconds. Jeanbon éprouva que la répartition des attributions entre les Comités était incertaine, le travail, dans chacun, lent et stérile, et il en ressentit un mécontentement extrême ‘. « Quand on a à faire à elle, il faut bien se traîner avec elle », dit-il de l'Assemblée dès le 6 avril, « depuis que j'ai obtenu de l’Assemblée nationale le renvoi de mes pétitions aux divers comités qu’elles concernent, je n’ai pu obtenir qu’hier que ce renvoi fût effectué, encore me fallut-il prendre moi-même mes pièces et les apporter dans les bureaux... Quant à la circonscription des paroisses le rapporteur m’est encore totalement inconnu, comme à beaucoup d’autres sans doute ». « Il serait aussi long qu’'inutile de vous détailler les abus qui règnent dans les Comités. Moi-même, je ne pourrai être entendu qu’une fois, et cela suflira-t-il pour surmonter leur influence ou plutôt leur inertie » Il écrit encore : « vous m'avez envoyé à une grande école de patience, cette vertu sera parfaite en moi avant mon départ de Paris, si je sais profiter des leçons que je suis vingt fois par jour à portée de recueillir... soyez assurés, qu’il n’est pas au monde de travail aussi pénible et aussi dégoûtant que celui auquel m’assujettissent ces objets-là. »

La députation du Lot en particulier était déjà suspecte aux yeux de Jeanbon comme feuillantine et en communion d'idées avec l’administration départementale. Il constatait en arrivant, non sans un certain plaisir, qu’elle était « sans aucune espèce d'influence » ?. Mais, qui plus est, il se trouva en compétition avec elle à propos de l’objet même de sa mission. Le 11 avril le Comité d'instruction publique ayant fixé le lycée du Sud-Ouest à Toulouse, Jeanbon s'était réduit à solliciter pour Montauban l'institut ou collège qui devait revenir au Lot. il avait à cœur de l'obtenir pour sa ville natale qui avait perdu par la Révolution son intendance et sa cour des Aides, il le demandait malgré le dépérissement des études au collège de Montauban *, et bien que la ville, sans observatoire ni bons maîtres, présentât peu de ressources; il apprit que la commune de Cahors, déjà dotée de l’administration départementale au préjudice de Montauban, réclamait encore l'institut, soutenue de tous les députés du Lot“. Il combattit néanmoins pied à pied auprès du Comité d'instruction publique pendant deux mois ; le 18 avril, il obtint que Montauban serait choisi de préférence à Cahors *,le? mai, à la nouvelle d’un revirement du Comité en faveur

1. Lettres des 6, 13, 27 avril, 4 et 9 mai à la municipalité.

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