‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 158 sur 889 · Séance du club du 12 juillet (Reg. C. club · texte numérisé non relu

Séance du club du 12 juillet (Reg. C. club

-3. Par exemple quand il avait essayé d'obtenir un lycée pour Montauban, de préférence à Toulouse et Bordeaux qui possédaient des ressources bien supérieures.

LE 10 aouT 1792 153

nier avait joui de sa santé ordinaire ! ». Au spectacle de cet enthousiasme débordant, on peut dire de cette tendresse, il est facile de prévoir que Jeanbon va être porté au pouvoir par l'élément révolutionnaire.

La surexcitation augmente, car le péril pour la Révolution et la patrie s'accroît tous les jours : dans le Quercy les troubles s’'aggravent, suscités par les insermentés ?, et, pour les réprimer, il ne faut pas compter sur le directoire du Lot que les journaux de Paris montrent acquis avec bien d’autres au ministre feuillant Terrier-Montciel *; à Montauban, l'agitation contre-révolutionnaire n’est pas moins menaçante ‘, le passage de Royal-Pologne allant à la frontière, mais converti aux idées nouvelles et fraternisant

avec le club ÿ, rappelle toutes les menées de la réaction montalbanaise, tous les combats qu’il a fallu soutenir contre elle. Puis Montauban reçoit en même temps le manifeste de Brunswick et la nouvelle que les députés du Lot viennent d’arracher au Comité d’instruction publique le choix définitif de Cahors comme résidence de l'institut convoité ®. Le manifeste, c’est la dénonciation par l’ennemi même de l'entente de la royauté avec lui. Le succès de Cahors brouille complètement les démocrates de Montauban avec l’Assemblée, avec la députation et l’administration du Lot, et en fin de compte avec le parti bourgeois ou feuillant auquel appartiennent députés et administrateurs; aussi le conseil général de Ja commune y répond par une letlre au Comité d'instruction publique où grondent la rancune et la menace; attribuant la décision du Comité à l'influence de la députation du Lot qui ne travaille que pour Cahors sans souci du bien général, il conclut : « Vous sentirez combien il serait affligeant pour les Français et fâcheux pour vous-mêmes que lon pût dire que l’esprit de corps influe sur vos délibérations et qu'on est accueilli plus ou moins favorablement, suivant qu’on est dans l’Assemblée ou en dehors. » En tête des signatures s'étale celle de « Jeanbon-Saint-André, officier municipal, ci-devant

Page 1