Reg. C. club
2. Le conseil général du département du Lot se réunit, le 18 juillet, à Cahors au moment où des troubles viennent d'être fomentés par les insermentés (L1 Arch. Lot).
3. Dans les Annales patriotiques n° 192 supplément, sur la liste des directoires de département que Terrier-Montciel pensait lui être dévoués, liste que le journal s'était procurée, figure celui du Lot (Le?, n° 249, Biblioth. nat.).
4. Le 20 juillet, au club de Toulouse, « nouvelles alarmantes sur le rassemblement de plusieurs étrangers » à Montauban (L 742. Arch. Haute-Garonne).
5. Devenu le 5° régiment de cavalerie, il passe à Montauban le 1 août 1792 allant d’Auch à Lyon. Sur sa réception, voy. Nouvelles intéressantes, 1792, n° 31. Peu après, à Lyon, les nouveaux ofliciers, les sous-officiers et les soldats accuseront les officiers attachés à l’ancien régime d’avoir voulu les entrainer à l’étranger et feront enfermer le colonel et huit officiers à Pierre-Scize, où le peuple les égorgera (voy. Wahl, Les premières années de la Révolution à Lyon. Paris, 1894, gr. in-80, p. 574). :
6. Guillaume, op. cit., p. 369. C’est sur une nouvelle requête des législateurs du Lot que le Comité choisit finalement Cahors,
député extraordinaire ! ». Ainsi les intérêts de clocher, l’amer regret de n’avoir pas de député dans l’Assemblée s'unissent à tous les autres mobiles pour hâter l’évolution politique des Montalbanais. Tout concourait à servir Jeanbon; si la détermination du Comité avait été prise durant son séjour à Paris son autorité dans sa commune en aurait souffert, venant après son départ elle confirmait toutes les imputations contenues dans ses lettres. Le 6 août, eut lieu dans la ville la proclamation solennelle de la patrie en danger ?, au milieu d’un élan patriotique tel que quatre-vingt-cinq volontaires allèrent se faire inscrire, un père offrit ses trois fils, un enfant voulut servir comme tambour *. |
Sur ces entrefaites éclata la nouvelle du 10 août, personne plus que Jeanbon, par sens politique et par désir d’une situation nette, ne devait souhaiter la Révolution qui jetait à bas une royauté hostile à la représentation nationale et que celle-ci ne pouvait pacifiquement réduire ; nul ne devait désirer plus ardemment, par ambition personnelle, l'événement qui rendait fatale la revision de la Constitution par une nouvelle assemblée. Et cependant, une hésitalion dernière à se lancer dans l'inconnu, peut-être un reste d’attachement à la royauté lui avait fait accepter, peu auparavant, les tentatives suprêmes des Girondins pour ramener Louis XVI à leur influence : une délibération du club du 12 août approuve «une adresse des citoyennes de Perpignan à Marie-Antoinette », qui conseillait à la femme de Louis XVI,en termes modérés,« de ne faire usage de l’ascendant qu’elle a sur son époux que pour le bien et le bonheur de la nation » #, Jeanbon assistait à cette séance du 12 août, y fut même nommé secrétaire *, et il ne protesta pas. Mais la Révolution était déjà un fait accompli.
En l’apprenant, le 14 août, « le Conseil général de la commune permanent * », proclama solennellement le décret du corps législatif qui ralifiait la chute de Louis XVI et ordonnait la réunion d’une Convention nationale. Un second décret supprimait la distinction entre citoyens actifs et ciloyens passifs et le cens requis par la Constitution de 1791 pour être électeur; tout citoyen français, âgé de vingt et un ans, domicilié depuis un an, vivant de son
1, Arch. Nat., F17 1694. É
8. Livre Jaune, p. 159. Forestié, Ephémérides Montaltbanaises, p. 117.
3. Le 15 août, la garde nationale sans armes se rend au Champ de Mars (aujourd'hui le Cours Foucault), et les autorités lui annoncent qu’elle doit fournir 36 volontaires et 16 recrues. 85 volontaires s'étaient déjà présentés (Forestié, tbid.); le procèsverbal des enrôlements volontaires du 15 août constate le même enthousiasme et donne les faits que nous citons (Livre Jaune, p. 167).