Reg. C club
dernier comme notre frère et le traiter toujours comme tel. M. le Président a déclaré que M. Rossignol était sous la sauvegarde de l'Assemblée. » On ne tire rien de net de Rossignol, Jeanbon propose de passer à l’ordre du jour, et le club accepte cette solution !. L’explication de la scène, nous la trouvons dans l’adresse que la société populaire de Montauban, au jour de la réaction thermidorienpe, enverra à la Convention ? : « lorsqu'il fut question, dit-elle, de la nomination des électeurs pour la formation de la Convention nationale, la société, asservie par ce tribun furieux, (Jeanbon) fait une liste d’électeurs dans laquelle il est compris. On la fait circuler. On apprend qu’un membre de la société en fait courir une autre. On n’examine pas si elle est composée de gens de bien, il suflit que le nom de l’idole n’y soit pas compris. On dénonce le malheureux Rossignol, on l’interroge, on l’interpelle de déclarer ses complices. Il se trouble, il balbulie : la fureur s'empare des esprits et il faillit être assommé sous la présidence et presque sous la dictée de l’orgueilleux dictateur. »
Le 26, le corps municipal fait prêter à la garde nationale, au Champ de la Fédération, le serment de maintenir la liberté et l'égalité *; deux compagnies de volontaires de Nantes, allant à la frontière, arrivent pour séjourner jusqu'au lendemain, les patriotes vont à leur rencontre avec empressement*; c’est sous l'influence de ces deux cérémonies que les assemblées primaires, le même jour, nomment les électeurs. Les aristocrates et les feuillants s’abstiennent en masse, quelques-uns de ces derniers suivent même l'impulsion du club, certains toutefois s’obslinent à lutter et dans une des sections les agissements d’un scrutateur‘qui leur est dévoué soulèvent un vif incident . Jeanbon est nommé électeur dans sa section, d’ailleurs, par un petit nombre de voix, à peu près le même qu'aux élections précédentes, par un noyau irréductible de 136 fidèles 5. Le 29, le club