Procès-verbal de l’ass. électorale et M101, Arch. Lot
5. Né à Lauzerte en 1757, administrateur du Lot, élu par le Lot, le Puy-de-Dôme et la Haute-Vienne aux Cinq Cents, passé du 25 germinal an VI au 18 brumaire aux Anciens. Banni en 1816, retiré ‘à Constance, d’ailleurs assez riche pour ne pas trop souffrir de l’exil (Dict. des Parlementaires).
6. Né à Saint-Céré en 1756, membre du directoire du Lot, député du Lot aux Cinq Conts de l'an IV à l'an VII (ibid:
rale n’était pas rigoureusement astreinte à suivre la forme du scrutin..., il proposait de les nommer par acclamation députés à la . Convention nationale ». L'assemblée ralifie sa motion !; déjà, deux jours auparavant, le club avait félicité par lettre ces do. législateurs de leur civisme ?. En procédant à leur élection par lacclamation on établissait un précédent que Jeanbon allait exploiter, peut-être même l’auteur de la motion était-il de ses affiliés. À la nouvelle de troubles dans une commune voisine, l’Assemblée interrompt ses ravaux pour requérir du district une prompte répression. Elle reçut ensuite une députation du club qui lui témoigna « la satisfaction que les citoyens libres avaient éprouvée en apprenant la délibération qu’elle avait prise de voter à haute voix * » et qui lui demanda que ses séances fussent rendues publiques, elle accepta #. Le club semblait croire à l’adoption définitive du vote par acclamation pour empêcher l'Assemblée d'y renoncer et la publicité des séances devait mettre les opérations sous la surveillance des patriotes montalbanais; les membres de la société emplovaient d'autre part à l’'instigation de Jeanbon, s’il faut en croire les adversaires de celui-ci, la séduction @& la menace, notamment « les courses nocturnes », pour effrayer les hésitants *. Mais les ennemis de Saint-André et les Cadurciens usèrent du moyen qui leur avait réussi lors des élections à l’Assemblée législative et ce même jour, 5 septembre,on demanda « que pour une plus prompte expédition l’Assemblée se divisât en bureaux. Cette proposition a excité les débals les plus vifs. La discussion, fréquemment interrompue, n’a pas permis d'entendre les orateurs qui voulaient l’éclaircir et la combatire. Elle a été adoptée au milieu des réclamations d’un grand nombre de membres 5 ». L'heure du déjeuner arrive. La séance est suspendue. Quand elle reprend, Jeanbon s’est sans doute concerté avec ses partisans : il s'élève « des réclamations vives contre la délibération de diviser l’Assemblée en bureaux. Une députation de la Société des amis de la Constitution de la Liberté et de l'Égalité a présenté une pétition pour demander le rapport de cet arrêté. La discussion a été engagée de nouveau. La question a été mise plu-
1. La Boissiére né à Bourg de Visa en 1729, juge au tribunal du district de Moissac, député du Lot à la Législative, membre des Anciens de vendémiaire an IV à prairial an VI, puis commissaire près l’administration centrale du Lot, juge suppléant au tribunal de première instance de la Seine sous le Consulat, mort en 1811 (Dict. des Parlementaires). Cledel, né en 1737, médecin à Alvignac (Lot), maire de $a commune, procureur syndic du distriet de Saint-Céré, député suppléant du Lot à la Législative, y remplaça le 30 avril 1792 Dupuy-Monthrun. Réélu aux Cinq-Cents en vendémiaire an IV, les quitta en l’an VI (ibid.).