Convention, 16 décembre 1792. Moniteur, t. XIV, p
5. Alba Lasource, Bernard de Sainte-Affrique, Dentzel (luthérien), Jean Jay, Julien de Toulouse, Lombard Lachaux, Rabaut Saint- Étienne, Rabaut Pomier. Voy. la Biographie de Londres à l'article Jeanbon (t. LI, pp. 224-225) et Michelet (t. VI, p. 428).
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Saint-André allait-il se ranger parmi les Girondins ou parmi les Montagnards ? Il ne s'était sans doute pas posé la question. Nous avons vu le programme qu'avant son départ il exposait à ses électeurs, les premières lettres qu’il écrivit de Paris ne manifestent __ que l'intention de le réaliser au plus tôt. Son horreur des questions -de personnes, son éloignement de la capitale depuis trois mois l'avaient tenu à l'écart des rivalités et des querelles qui divisaient les ennemis de la royauté déchue. Il apprit à son arrivée que la Convention avait décrété l'abolition de la royauté, ne s’étonna pas « de cette détermination devenue nécessaire » 1, et s’en réjouit, car sa tâche serait ainsi facilitée : plus de secousses à l'avenir, plus de révolutions ; « maintenant, pensa-t-il, il faut élever l'édifice régulier d’une République sage. On démolit avec fracas, on n’édifie que dans le calme et la réflexion ?. Que désirent les départements? la paix, l’union, la concorde. La constitution... les lois sont à faire, la Révolution du 10 août vous a pour ainsi dire reportés à l’époque de la convocation des États généraux » *. Et il précisail ainsi l'œuvre à accomplir : « il n’en est pas un seul parmi nous qui ne veuille la République.. mais quelle République nous donnera-t-on? ce n’est pas assez de n’avoir point de Roi; il faut encore un gouvernement populaire qui éloigne toute idée, toute prétention d’aristocratie. L'égalité des - hommes ne doit plus être un vain mot, elle doit être une réalité » ‘ D'ailleurs, « on ne conserve, on ne cimente la liberté que par la justice, des républicains ne veulent que des frères, et ce titre qui fait évanouir toutes”les distinctions impose aux législateurs le devoir d'établir un ordre de choses tel qu'aucun citoyen n’éprouve les horreurs d’un dénuement absolu *. » C’est par les lois que Jeanbon voulait obtenir ce résultat: il suffirait d’élablir des lois conformes aux principes, et ces lois modifieraient également la condition des citoyens et les mœurs, « on à dit que les mœurs servaient de complément aux