On lui crie : « Déclamations que tout cela
3. « Ceux qui le flattent le trompent et le tuent », lui dit-on encore.
4, Voy. lediscours in extenso. Moniteur, t. XIV, pp. 408-409. Dans le Mercure Universel le discours de Jeanbon résumé est plus énérgique encore, on y trouve cette phrase qui n’est pas au Moniteur : « Il faut fouler aux pieds ces animosités, ces dissensions déshonorantes » (t. XXII, p. 111. Bibl..Nat., Le?, n° 563).
5, Moniteur, t. XIV, p. 409. Noter ces dernières paroles de Buzot très justifiées : « Le préopinant nous a dit qu’il fallait à jamais éloigner de cette enceinte les dénonciations, c’est donc pour les porter aux Jacobins. »
6. Moniteur, t. XIV, p. 410. Lasource répond à Basire et non à Jeanbon, peut-être ont-ils quelque scrupule à s’invectiver publiquement.
?. Ibid. Le 9 aux Jacobins, Jeanbon, président, répond à des députés de la section du Pont-Neuf qui attaquent Roland « tous les Français s’'empresseront de vous imi-
Jeanbon comprenait bien que les agitations politiques de la Convention et de la capitale se propageaient dans les départements, que la scission survenue dans l’Assemblée entre Girondins et Montagnards se généralisait à tout le pays et qu’elle profiterait en définitive aux contre-révolutionnaires jusqu'alors comprimés. Après le départ de son grand homme pour Paris, la démocratie protestante et catholique de Montauban s'était encore concentrée et fortifiée dans la Société populaire; le remplaçant de Saint-André au ministère évangélique, le pasteur Duprat ‘, allait reprendre son rôle au club, et c'est dans le local de celui-ci que siégeait le Consistoire ?. La bourgeoisie protestante était assez avancée d'idées pour faire au bien-être de la classe ouvrière de très réels sacrifices *, mais, hostile à Jeanbon, elle devait s'orienter plutôt vers les Girondins; elle avait l'appui de l’administration du district, du moins avant le renouvellement de celui-ci du 25 au 27 novembre, et du journal les Nouvelles Intéressantes, naguère l’organe du club, mais imprimé par Fontanel ennemi de Jeanbon ‘. Le député de Montauban s’employa de son mieux à maintenir le groupe de ses fidèles; nous savons par Nicolas qu’il fit placer à la tête de la Société des hommes qui, à l'exception de Duprat, étaient pondérés et capables * ; les lettres qu'il adressa à ses frères et amis produisirent un tel effet que l'impression et la distribution en fut souvent décidée ‘. Le club recevait aussi les débats et la correspondance des Jacobins, les journaux de Paris. Mais, en présence de la tactique des Girondins qui consistait à brouiller les départements avec Paris, Jeanbon aurait voulu davantage et nous le voyons à plusieurs reprises insister auprès
ter » (Aulard, Jacobins, t. IV, p. 469). Le 10 dans la Convention, Jeanbon veut appuyer Letourneur qui demande, au nom du Comité de la guerre, l'envoi comme renforts à l’armée de Custine des volontaires qui se sont proposés pour constituer la force départementale, l’Assemblée lui ferme la bouche et elle rejette la motion de Letourneur.
1. Duprat, d’origine suisse, précepteur à Castres, y révéla son exaltation patriotique en jouant le Guillaume Tell de Lemière (A. Combes, Castres sous la Révolution, p. 33). Pasteur à Bergerac, choisi le 15 novembre 1792 par le Consistoire de Montauban pour remplacer Jeanbon, ne sera installé que le 2 janvier 1793 (Reg. du Consist., n° 18).