mars, 14 avril
4, Le 26 mars déjà, le club de Montauban envoyait à la Convention deux adresses d'inspiration montagnarde (Dur. 134 Arch. nat.). Le 80 mars, il répondait dans le même sens à une adresse du 14 du club d'Amiens (L2149. Arch. Gironde). Voy. L749 Arch. Haute-Garonne, une circulaire analogue du 31 mars du club de Toulouse. Le 26 avril, le club de Moissac proteste contre l'attitude de celui de Montauban (fol. 122 recto 1er Reg. du club. Arch. commun., Moissac).
5. Convention 18 avril (Moniteur, t. XVI, p. 180). Voy. Jeanbon au Comité de Salut public 17 avril.
6. C'est surtout la Dordogne qui est menacée par celle-ci. Voy. proclamation de Lacoste en mai (AF1r 96).
le péril croissait à la frontière d'Espagne !, les esprits s’effrayaient de la perspective de nouveaux sacrifices en hommes et en argent qui viendraient s'ajouter aux précédents déjà si malaisément supportés ?.
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C’est pourquoi nous assistons, durant le mois de mai, à une recrudescence des mesures de sûreté générale à Montauban et dans tout le Lot. Les compagnies du centre formées dans la garde nationale de Montauban ne suflisent plus, et Jeanbon encourage la formation de deux compagnies de canonniers révolutionnaires où seuls entreront les pauvres et qu'il voudrait voir salarier ?. La plupart des détenus avaient été élargis peu à peu, les incarcérations recommencent‘. Une nouvelle sentence de mort avait été prononcée, le 21 avril, par le tribunal criminel du département contre un des individus compromis dans les dernières émeutes *, puis le 22, Jeanbon, à la prière de l'administration départementale, avait gracié un malheureux, complice des quatre condamnés du 6 avril, mais plus imprudent que coupable ‘; il laissa exécuter la peine capitale prononcée par le tribunal contre Cladel le 4 mai. Cladel était cousin * de Jeanbon et le Représentant fut supplié de sauver son parent; à en croire une tradition il aurait répondu qu’ « il fallait tirer du mauvais sang à sa famille À ».
1. En avril, à la frontière des Pyrénées Orientales, l'espagnol Ricardos prend l’offensive ; à celle des Pyrénées Occidentales, le 23 avril, l'espagnol Caro prend le camp de Sarre et Bayonne se croit menacé. Une lettre du 19 février 1793 du club de Toulouse aux Jacobins de Paris montre que l’armée des Pyrénées est alors dépourvue de tout (L 749. Arch. Haute-Garonne), une autre de Lacuée, lue au club de Toulouse le 27 avril, confirme la prolongation de cet état de choses (L 742 ibid.).
2. Voy. sur la répugnance générale des riches à tout sacrifice, Ana Actes du Comité de Salut public, t. IV passim et notamment une lettre des Représentants du Peuple dans la Côte-d'Or et le Jura à Ja Convention, de Châtillon 7 mai fibid., p. 51) : « Rien n’est comparable à la lâcheté, à l’insouciance. . .. . des Feuillants qui jusqu'ici s'étaient fait remplacer ». É
3. Arrêté de Jeanbon du 15 mai à Montauban (Arch. commun. AA, 5) Lettre de Jeanbon au Comité de Salut public du 15 mai.
4. Le 15 mai surtout, à Montauban, incarcération de religieuses, d'hommes d’affaires et de parents des émigrés (Reg. de l’ass. générale, fol. 23. Arch. commun).