LE 2 JUIN
domineraient dans les assemblées primaires », mais par « des Comités de Salut public » pris dans le sein des Sociétés populaires, et qui
. feraient marcher les administrations « en dépit d’elles-mêmes » !. 1]
érigeait ainsi en système le procédé qu’il venait d'expérimenter dans
“le Lot, l’assujettissement, par la minorité investie d’un pouvoir légal, des administrations issues en apparence du libre suffrage de la majorité; l’aveu, trop net, souleva d’ailleurs des protestations parmi les Jacobins, leur accoutumance à de pareils moyens n’était pas encore complète.
A l'égard de l'insurrection lyonnaise Jeanbon fit adopter un décret autorisant les représentants près l’armée des Alpes à prendre des mesures de sûreté générale, et réclamant un prompt rapport du Comité de Salut public. A son instigation, la Convention décida vis-àvis des complices de Charrier dans la Lozère l'exécution de la loi sur la déportation des prêtres ?.
Bien que la Plaine fût maintenant subjuguée, ralliée à la Montagne, les amis des trente-deux occupaient encore une forte situation dans l'assemblée. Le Comité de Salut public après comme avant le 2 juin leur était favorable #. Chargé d’un rapport sur le fait accompli il en avait délégué le soin à Barère, l'adroit poltron habile à ménager tout le monde, et ce rapport présenté le 6 juin demanda la suppression d’une part de la Commission des Douze, d’autre part des Comités de surveillance révolutionnaires; une secrète préférence pour les Girondins s'y marquait par la vigueur des mesures proposées contre Henriot, le commandant de la garde nationale au 2 juin, el contre son élat-major, par des réclamations en faveur de la liberté des correspondances qu’entravait la Commune de Paris, par l'offre aux départéments d'otages pour les députés arrêtés au 2 juin. Le 7, Jeanbon demanda l’ajournement de ce rapport et ne l’obtint que pour le lendemain *. Ce jour venu, la droite réclama la discussion, Robespierre entreautres s'y opposa violemment, déclara que sans l’insurrection du peuple de Paris la réaction aurait noyé la capitale dans le sang comme elle avait fait de Lyon ; Barère céda sur l’article. des otages, insista sur la violation par le Comité central révolutionnaire de Paris du secret des lettres, de celles destinées pour la Convention nationale surtout. En réalité, c'était toute la révolution des 31 mai et 2 juin qui était soumise au verdict de l'assemblée. Jeanbon vint alors montrer que les Girondins à Marseille, à Bordeaux n'avaient pas davantage respecté les correspondances, qu'il se nouait. par lettres des relations avec les émigrés et il Lermina par