‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 252 sur 889 · Voyez Buchez et Roux, t. XX VII, pp · texte numérisé non relu

Voyez Buchez et Roux, t. XX VII, pp

Clavière et Lebrun, seraient mis en arrestation dans leur domicile :

nous ne savons quelle fut à ces hôures lamentables l'attitude de Jeanbon nn André !.

La Gironde était vaincue dans l’Assemblée, mais les Montagnards

n'étaient pas encore les maîtres. Le parti déchu avait dans le pays bien des adhérents. Le 12 octobre 1792, dans son.« Opinion sur le projet d’une garde militaire pour faire le service auprès de la Con-. vention nationale », Jeanbon avait dit : « Paris n’ignore point que les représentants du peuple, réunis daus son sein, doivent y être en sûreté, qu’elle doit respecter la liberté de leurs délibérations, et qu’au moment que leur inviolabilité serait méconnue ou troublée, un cri. d’indignation s’élèverait à la fois de tous les départements ur redemander à cette ville le dépôt que la nalion entière lui a confié. Il se rappela sans doute ses prévisions, car loin de partager l'abatiement et la confusion qu'éprouvèrent bien des Montagnards au souvenir de l’humiliation subie, il pensa que le plus pressé était de colorer l'événement, du mieux que l’on pourrait, aux yeux des citoyens des départements pour prévenir leur colère, d’écraser les révoltes déjà déclarées, de fermer la bouche dans la Convention aux partisans de la faction vaincue, de réconcilier enfin tout le monde avec le fait accompli en donnant à la France la Constitution tant souhaitée.

Aux Jacobins il prit part à la rédaction d’une adresse que le 8 juin le elub décida d'envoyer aux départements pour leur expliquer la situation et qui fut adoptée le 7 ? : elle accusait les Girondins de royalisme, d'entente avec Dumouriez, Cobourg, la Prusse et l’'Angleterre, elle prétendait justifier les moyens employés au nom du Salut public et citait tour à tour Dion Cassius et Cicéron, Salluste et Platon; elle émettait cette assertion bien osée qu’au 2? juin ce ne fut point la Convention, mais « dans son sein une faction scélérate » qui fut assiégée *. Jeanbon conseilla aux Jacobins, si d'aventure cette: adresse ne suffisait pas, de contenir partout les malveillants, non pas par le renouvellement des directoires du département que proposait Châles, car « des hommes plus dangereux que les aristocrates décidés

1. Moniteur, t. XVI, pp. 546-547. Pour le détail, voy. Michelet, Louis Blanc, OP AC11-, ELC:

2. Châles propose au club, le 3 juin, que la Société nomme un comité chargé de recueillir les preuves de la conspiration girondine. Ce comité est établi et composé de . Jeanbon, Léonard Bourdon, Couthon, Lafaye (Aulard, Jacobins, t. V, p. 226).

3. Voy. le texte de cette adresse dans Buchez et Roux, t. XX VIII, p. 133, et Aulard, Jacobins, t. V, p. 238. Elle a été refondue, le 5 juin, le club ne l'ayant pas trouvée

suffisante et ayant nommé pour la rédiger, Billaud Varenne, Camille Desmoulins, Jeanbon, Léonard Bourdon (Aulard, Jacobins; t. V, p, 231):

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