‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 273 sur 889 · Chevalier, pp · texte numérisé non relu

Chevalier, pp

5. Truguet nommé commandant de l’escadre de Toulon le 30 mai 1792 (Moniteur, t. XIL, p. 542). Né à Toulon en 1752, élève de la marine, enseigne en 1778, major de vaisseau le 1 mai 1786, capitaine de 2e classe sur la liste de 1791, contre-amiral le 1er juillet 1792, destitué en 1793 comme noble, vice-amiral en l’an IV, ministre de la marine du 1 novembre 1795 au 18 juillet 1797, ambassadeur à Madrid, exilé en Hollande en 1799, rallié au 18 brumaire, commandant en 1802 de l’escadre francoespagnole de Cadix, destitué pour impéritie, rétabli comme préfet maritime à Rochefort en 1809, en Hollande de 1811 à 1813, rallié à la Restauration, amiral honoraire en 1831, mort en 1839 (Dict. des Parlementaires).

6. Redon à Monge, Brest, 14 janvier 1793 : « Les envois que vous avez ordonnés

l'Océan ‘. L’expédilion échoua : Truguet en rejeta la faute sur l'indiscipline des troupes de débarquement, d’autres sur celle des marins, les officiers et matelots ponentais ou de l'Océan sur ceux de Toulon et réciproquement ?. En fin de compte, le pavillon français fut humilié sur la Méditerranée, l’armée navale de Toulon aigrie et divisée, les ressources de Brest et nos forces de l'Océan affaiblies au moment où, en février 1793, la guerre s'engageail avec l'Angleterre *. 8 Jusqu'aux premiers signes d’une rupture avec les Anglais la marine n'avait guère été à l’ordre du jour de la Convention. L'Assemblée montrait pour elle l'indifférence traditionneile des gens de l’ancien régime * et les partis employaient les séances en querelles stériles. L'Assemblée s’effraya soudain du temps perdu : le 31 décembre 1792 au soir, à la suite d’un rapport sur l'altitude du ministère britannique, Jeanbon fit demander par la Convention aux deux Comités de marine et des colonies un rapport sur notre situation *; le même jour Monge envoya une circulaire aux clubs des villes maritimes pour les engager à presser les enrôlements des marins. Le 1er janvier 1793, Kersaint fit adopter une série de mesures. La

dernière fut la création d'un Comité de Défense générale où étaient

délégués trois membres de chaque Comité de la Convention pour surveiller et presser l’action du Conseil exécutif f. C’est en vue principalement d’hostilités avec l'Angleterre que fut institué le Comilé de défense générale, les seuls officiers qui y entrèrent de prime abord furent Rochegude et Kersaint, deux marins et le Comité de Marine y délégua cinq membres au lieu de trois; en outre, dès sa troisième séance, le Comité examina l’administration de Monge. L'institution du Comité de Défense générale apparaît donc en partie comme une

pour Toulon contre mon avis paralysent pour longtemps nos opérations » (Coutances, Brest en l’an 111, Bulletin de la Société académique de Brest, 1884-1885, p. 412). Jean-Claude Redon de Beaupréau, né à Thouars en 1737, écrivain dans l’administration de la marine en 1758, commissaire en 1767, contrôleur en 1777, intendant en 1785, ordonnateur civil le 1e" janvier 1792, destitué et incarcéré en 1793, ministre de la marine du 2 juillet au ? novembre 1795, retraité en l'an IV. membre du Conseil d’État, comte et sénateur sous l'Empire, pair de France en 1814, mort en 1815 (Revue maritime et coloniale, t. LXV, p. 170).

1. Aux ordres des contre-amiraux Landais et Trogoff, que nous retrouverons.

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