‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 307 sur 889 · Baudot, Notes historiques, p · texte numérisé non relu

Baudot, Notes historiques, p

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qui lèvent des armées contre la Convention, qui arrêtent les caisses publiques sont, à mon avis, de vrais prédicateurs d’anarchie et des

- fauteurs de fédéralisme ». Puis, Jeanbon distingue parmi les députés

mis en état d’arrestation. Tous ne sont pas coupables. Dans des conflits « d'opinions métaphysiques sur la nature du gouvernement », il a été « facile à des fripons adroits d’égarer les hommes systématiques pour qui leurs lumières même sont un piège de plus. Ceuxlà méritent non seulement indulgence, mais justice, ils sont innocents. car on n’est pas coupable pour des opinions ». Saint-André réserve toute sa sévérité à ceux « qui se sont soustraits à la loi, qui se sont évadés avec de faux passeports, qui ont été souffler dans les départements le feu de la révolte », qui ont ouvert les côtes de la Normandie à l'Anglais et détourné pour l’enrôler dans les rangs d’une force départementale le personnel du port de Brest ou qui complotent avec les rebelles de la Vendée. Enfin Jeanbon conseille aux départements de rester « spectateur attentif » des événements jusqu’à ce que la vérité soit connue, le conseil n’est « ni difficile ni dangereux à suivre, et il vaut bien mieux que de prodiguer le trésor et le sang des administrés par des querelles dont l’aristocratie seule peut profiler. Réunissons nos forces pour exterminer l’ennemi commun, cet ennemi c’est la Vendée ‘ ». D'autre part, le 21, aux Jacobins, Jeanbon conseille de ménager les prêtres assermentés ?.

Ces idées dont la modération contraste avec les colères d’autres Montagnards *, nous les retrouverons dans le rapport sur les vingtdeux dépulés détenus auquel travaille alors Saint-Just, autre membre du Comité de Salut public et non des plus tièdes. Et la conduite du Comité était conforme à ses opinions. S'il prenait des mesures pour soutenir les sociétés populaires montagnardes et empêcher les coalitions des corps administratifs ‘, il agissait avec indulgence vis-à-vis

. du département de l'Eure . Le 14 juin, Jeanbon faisait au nom de ses collègues contre les administrateurs de la Somme un rapport viru-

lent ‘, puis, quand ces adminisirateurs vinrent expliquer leurs actes, le Comité les renvoya sans les frapper ‘. Le 17, le Comité donnait à

1. Révolution française, t. XXIV, p. 158. Filsac n’en sera pas moins plus tard condamné à mort par le tribunal révolutionnaire, le 1°" prairial an II, à l’âge de trente-six ans pour infidélités et correspondance avec des émigrés (registre de Poncet- Delpech, collect. Forestié ; Campardon, t. II, p. 418).

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