‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 342 sur 889 · Rapport de Jeanbon et Prieur · texte numérisé non relu

Rapport de Jeanbon et Prieur

5. Noter que le 18 juillet, le ministre avait annoncé des approvisionnements (notes de Saint-Just dans Mémoires dé Barèére, t. IV, p. 413).

6. Rapport Jeanbon, un décret du 14 août ordonna d'accélérer le battage des grains et de les faire passer sur les derrières de l’armée.

cinq lieues des frontières et employèrent à les battre tous les gardes nationaux non armés en leur promettant un supplément de solde. Ils s’occupèrent ensuite de la garnison de Mayence arrivée à Nancy, et qu'à ce moment même un vote solennel de la Convention absolvait des accusations suscitées contre elle par la capitulation de la place ‘. Ils prirent des mesures pour habiller ces troupes, dont rL vêtements n'étaient plus que des « lambeaux bizarrement ajustés ? ». Le Comité de Salut public les avait chargés de pourvoir à leur ee en Vendée par postes, mais Jeanbon et Prieur pensèrent que la réquisition des chevaux et voitures serait onéreuse pour le paysan, lente à effectuer, qu’elle amènerait des retards et prolongerait l’oisiveté du soldat; le voyage même en poste fut jugé par eux fatigant, coûteux, susceptible d’occasionner du désordre parmi les hommes et la perte d'armes ou d'effets. Cet avis élait d’ailleurs celui de militaires expérimentés *. Jeanbon et Prieur engagèrent donc la Convention à y renoncer pour l'avenir, et décidèrent la marche des Mayençais en trois colonnes sur Orléans. Apprenant que dans Nancy agitée par des querelles entre la municipalité et le club “, les Mayençais étaient : l’objet de sollicitations des contre-révolutionnaires, les Représentants vinrent en personne, le 6 août, ranimer le zèle de la Société populaire et des troupes, visiter l’une, haranguer les autres, joindre l'effet de leur parole et de leur présence aux exhortations de Reubell et Merlin, ils écoutèrent les doléances des soldats, firent payer la solde arriérée *.

Mais ils virent également à Nancy l’adjudant général chef de brigade Berthelmy, premier aide de camp de Houchard à l’armée de la Moselle et réclamé par ce général comme un auxiliaire indispensable à l’armée du Nord f. Dans toute la force de la jeunesse (il avait trente

1. Chuquet, Mayence, pp. 292-303 : le 4 août. Un vote analogue aura lieu le 17 août, après une attaque de Marihon-Montaut du 15 contre les Mayençais ; aux Jacobins, le 15 au soir, Montaut a réitéré ses inculpations en prenant Jeanbon à témoin de leur exactitude (Aulard, Jacobins, t. V, p. 356). ;

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