‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 343 sur 889 · Rapport Jeanbon · texte numérisé non relu

Rapport Jeanbon

3. Rapport Jeanbon; jugement de l’adjudant général Damas, après l’arrivée des troupes à l’armée du Nord (Chuquet, Hondschoote, p. 163, note 1). Le 10 août, le Comité de Salut public arrête que 2 millions seront remis à un de ses secrétaires Dracon Julien de Carentan, pour frais de déplacement des Mayençais (Aulard, Actes du Gomité de Salut public, t. V, p. 181).

4. Rapport Jeanbon. Voy. dans Buchez et Roux, t. ALES pp. 487-490, la suite de ces démêlés du 17 au 24 août.

5. Rapport Jeanbon, lettre du 6 août de Jeanbon et Prieur au Comité (Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. V, p. 492). Les Mayençais réclamaient surtout léchange de leur monnaie obsidionale contre du numéraire et le remboursement des prêts à eux faits. Voy. Aulard, Actes du Comité de Salut Public, t. V, p. 555, t. VI, p. 2, et le décret du ? septembre qui autorisa la trésorerie à acquitter les prêts faits, à l’armée de Mayence.

6. Lettre de Jeanbon et Prieur au Comité de Salut public du 6 août. I:e 24 septembre, Jeanbon dira à la Convention que Houchard avait comme conseiller Berthelmy, « jeune homme connu de nous par son insolence, son incapacité et son incivisme; et quand nous lui obseryâmes combien un pareil homme était indigne du poste qu'il occupait, il nous répondit que Berthelmy lui était utile » (Moniteur, t. XVII, p. 743).

et un ans), très intelligent, mais sufisant, élalant trop son zèle, Berthelmy déplut absolument à Jeanbon dont peut-être déjà Lacoste et Guyardin avaient prévenu l'esprit. Jeanbon dénonca au Comité

de Salut public’ce « favori » du général Houchard, « ce ‘petit

officier » qui se posait en homme nécessaire, et il l’envoya au Comité.

Il ajoutait : « personne ne nous a encore dit du bien de Houchard, et

tout le monde nous en a dil du mal » ‘, en premier lieu sans doute

Lacoste et Guyardin qui, le 4 août, le 6 août, dénoncaient de Metz: Houchard au Comité ?. Disposés à écouter toutes les accusations

contre les élais-majors, surtout quand elles venaient de collègues

sincèrement républicains, Jeanbon et Prieur ressentaient de la mal-

veillance à l'égard du général destiné à l’armée du Nord au moment

même où il allait prendre possession de son nouveau comman-

dement.

A la date fixée, les 8 et 9 août, eut lieu la conférence de Bitche. Y assistaient les Représentants J.-B. Lacoste et Guyardin adjoints aux armées de la Moselle et du Rhin, Milhaud * adjoint à l’armée du Rhin, Soubranv, Richaud, Ehrmann “* adjoints à l’armée de la Moselle, les généraux Beauharnais commandant l’armée du Rhin, Schauenburg le nouveau chef de l’armée de la Moselle, Pully , Hédouville

et Guénand. Jeanbon et Prieur demandèrent que des troupes leur

Berthelmy, né en 1764, sous ingénieur à Tulle, capitaine en 1791 d’un bataillon de volontaires de la Corrèze, adjudant général chef de bataillon le 29 avril 1793, chef de brigade et premier aide de camp de Houchard à l’armée de la Moselle. Bouchotte le renvova le 9 août à Houchard comme général de brigade chef d'état-major. Suspéndu lé 22 septembre et incarcéré, libéré après thermidor, membre des Cinq-Cents, du Tribunat, se tint à l'écart sous l’Empire, ingénieur des ponts et chaussées sous la Restauration, mort en 1841 (Chuquet, Hondschoote, pp. 104-106).

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