Buchez et Roux, t. XXIX, p
) Cadad dar brad
commencé par dominer dans Paris et dans les clubs, et n’étaient-ils pas partis de là pour soumettre la Convention à leur influence? Le parti ainsi formé profila, pour renverser le Comité de Salut public, de la nouvelle d'échecs éprouvés par l’armée du Nord.
Les Anglais ayant commis la faute de se séparer de Cobourg et d'aller assiéver Dunkerque, Houchard les avait, les 6, 7 et 8 septembre, contraints à lever le siège par la série d'engagements nommés la bataille de Hondschoote !, et le 13 septembre sa droite avait : chassé de Menin les Hollandais. Mais, le 15, un revers infligé à Ja garnison de Cambrai sur notre extrême droite par Cobourg décidait le général en chef à rétrograder pour concentrer ses troupes sous Arras, quand le corps d'Hédouville qui devait évacuer Menin se fit baltre complètement, grâce à une terreur panique et à l'incapacité d'un lieutenant d'Hédouville, Demarss ?
Houchard n’était pour rien dans cette affaire. Sa seule faute avait été de simmobiliser dans des hésitations sans nombre après Hondschoote * au lieu de marcher en avant. Mais les espérances conçues
après ses premiers avantages el décues si rapidement ne lui pardon
nêrent pas, non plus qu’à Berthelmy et Gay-Vernon. Jeanbon qui se défiait de Houchard et toutefois réservait jusqu'alors son jugement sur lui, qui plus délibérément afichait ses préventions contre les deux conseillers du général, Jeanbon se félicita de sa perspicacité et s’affermit dans son opinion. Ses dernières hésitations, celles de Carnot et du ministre Bouchotte naguère favorables à Houchard furent levées par le Représentant Hentz qui vint les renseigner et sur ce qu’il avait vu des opérations et sur ce qu’il n'avait pas vu, car il n'assistait pas à la bataille d'Hondschoote *. Le 20 septembre, aux Jacobins, Jeanbon rappela les impressions qu’il avait rapportées un mois auparavant de sa tournée aux frontières : l’armée, dit-il, avait vaincu malgré ses chefs, si Houchard avait eu des démélés avec Custine ce n’était point là un titre suflisant à la confiance de la nation. Jeanbon tonna aussi contre Berthelmy, conclut à des conspirations dans toutes les armées et qu’une mesure Fimposail : la destitution des Etats-
1. Chuquet, Hondschoote, pp.-186-226 sur la bataille, pp. 256-259 sur la levée du siège.
2. Chuquet, Hondschoote, pp. 262-314. Demars, né à Paris, en 1751, ancien officier retiré à Obernai en Alsace lors de la Révolution, lieutenant-colonel le 5 octobre 1791 du 2° bataillon de volontaires du Bas-Rhin, général de brigade le 27 septembre 1792. Destitué le 28 septembre 1793, emprisonné et traduit au tribunal révolutionnaire, libéré le 9 fructidor an II, réintégré dans son grade le 25 prairial an ITT, commandant temporaire à Liège le 5 messidor an IV, réformé le 4 germinal an V, administrateur de l'hôpital militaire de Landau le 3 floréal an VIII, mort en 1808 (1bid., p. 307 note).