Chuquet, Hondschoote, p
4. Chuquet, Hondschoote, pp. 174-178, 320-321, 184 note. Hentz avait été ‘envoyé en mission à l’armée du Nord, en place de Le Bas par décret du 2L août. Sur Bouchotte, né en 1754 à Metz, chef d’escadron en 1793, ministre de la guerre le 4 avril, arrêté le 4 thermidor an Il, amnistié le 4 brumaire an IV, adjudant général en 1799, puis réformé par Bonaparte, mort en 1840 au ban Saint-Martin près Metz, voy. Chuquet, Hondschoote.
majors ‘. Le même jour, le Comité de Salut public décidait larrestation et la traduction à Paris de Houchard, Berthelmy, Gay-Vernon, Demars, Hédouville ?, Le 24, Bouchotte annonçait à la Convention par lettre leur destitution, leur remplacement, ainsi que la suspension de Landremont, général en chef de l’armée de la Moselle *, Schauenburg, commandant de celle du Rhin, tous deux ci-devant nobles. L’émoi dans la Convention fut extr ême. Bien que l’Assemblée consentit, sous la pression de l'opinion montagnarde et sous l'empire de ses propres défiances, à chasser les nobles des armées, elle fut effarée de voir bouleverser, en présence de l'ennemi, le personnel du commandement dans les trois armées qui couvraient la frontière. La lettre de Bouchotte fut aussitôt attaquée, et comme il n’était en somme que. l'agent du Comité de Salut public, comme aux premières critiques de Du Roy et Génissieu “, Billaud vint dire que les destitutions visées avaient été combinées avec le Comité de Salut public, un premier engagement eut lieu entre le Comité et ses adversaires. Billaud annonça que Houchard était mis en arrestation, qu’il avail trahi, qu'il paierait sans doute son crime de Sa tête. Jeanbon prit ensuite la parole : on demandait que la Convention fut consultée sur les destitutions de généraux, il déclara qu'avant même d’approfondir la conduite d’un général, s’il ne faisait pas son devoir il fallait s'assurer de sa personne. Le Comité de Salut public, dit-il encore, rendra compte des motifs de la destitution. Ces motifs il les énuméra par avance : Houchard et Beauharnais « ont marché à pas de tortue » au secours de Mayence, et comme tels sont responsables de la perte de cette place; à l’armée de la Moselle, Houchard, ne jouissait nullement de la confiance du soldat, méritait d’être destitué, on l’a envoyé à l’armée du Nord, il s’y est entouré d'hommes ineptes et Jeanbon cita Berthelmy « connu de nous par son insolence, son incapacité et son incivisme », Vernon « homme froid, craintif, qui ne demande qu’à cantonner les troupes ». II fit l'apologie
1. Aulard, Jacobins, t. V, p. ‘413. Noter que le 18 septembre, aux Jacobins, on s'était plaint de la lenteur du ministre à épurer les états-majors et que Jeanbon avait plaidé les circonstances atténuantes. « Ce n’est pas une petite besogne que celle-là et il faut encore quelque temps pour l’opérer entièrement » (Aulard, t. V, p. 409).
2. En outre, deux autres officiers (Aulard, Actes du Comité de Sülut public, t. VI,
p. 577). L'arrêté est signé de Billaud, Robespierre, C. A. Prieur (Prieur de la Côted Or), Carnot, Jeanbon Saint-André, Saint-Just, Prieur de la Marne.
3. Jourdan est nommé à la place de Houchard, Ferrand à l’armée des Ardennes en place de Jourdan, Delmas à l’armée du Rhin en place de Landremont, Moreaux à celle de la Moselle en place de Schauenburg. Landremont et Schauenburg étaient destitués comme nobles. Landremont, né à Fenestrange en 1739, engagé en 1758 au 17e dragons, cornette en 1760, lieutenant en 1762, capitaine en 1772, chef d’escadron en 1788, lieutenant-colonel en 1791, colonel le 12 juillet 1792, général de brigade le 5 octobre, successeur de Beauharnais au commandement de l’armée du Rhin (Chuquet, Wissembourg, p. 114, note). Officier brave et actif.
4. Genissieu né à Chabeuil (Drôme) en 1749, avocat à Grenoble, député de l'Isère à la Convention et aux Cing-Cents, s’opposa au 18 brumaire, puis rallié à Bonaparte fut nommé juge au tribunal d'appel de la Seine, mourut en 1804 (Dict. des Parlementaires).
des soldats; quant aux généraux nobles, qu’ils aillent, dit-il, « pleurer dans les déserts de n’avoir été d'aucune utilité à la patrie ». Le conventionnel Gay-Vernon défendit son frère et l'affaire fut renvoyée au Comité de Salut publie !.
Mais le lendemain, 25 septembre, l'attaque se déploya méthodiquement, et elle fut menée par tous ceux qui avaient à se plaindre du Comité de Salut public. Ce fut à propos de la circulation des subsistances. Thuriot dénonça les actes de tyrannie, « la marche des ambitieux qui cherchent à envahir les rênes du gouvernement », et la théorie d’après laquelle la République ne pouvait se soutenir si l'on n’élevait à toutes les places « des hommes de sang », il visait Billaud-Varenne et Collot d'Herbois. L'Assemblée applaudit, ordonna l'impression du discours. Alors Aimé Goupilleau revint sur les échecs éprouvés en Vendée, Duhem ramena l'attention sur l’armée du Nord par la lecture d’une lettre qui la montrait en plein désarroi, et Briez qui, avec Cochon, avait tenu longtemps dans Valenciennes contre les Autrichiens de Cobourg vint soutenir Duhem par un mémoire qu’il lut à la tribune. Il y accusait le Comité de Salut public de cacher la vérité, de ne pas prendre de mesures, Menin était évacué et le Comité ne l'avait pas avoué, Dunkerque était menacé à nouveau, Il réclama, pour conclure, des renforts et un rapport du Comité de Salut public séance tenante. La Convention ébranlée décréta l'impression du rapport de Briez el l’adjonction de Briez même au Comité de Salut public, grave échec pour celui-ci. Sur ce, Merlin de Thionville et Aimé Goupilleau lancèrent la nouvelle de la défaite de Torfou en Vendée ils accusèrent de ce sanglañt insuccès Rossignol qui avait laissé accabler les autres généraux et Rossignol était la créature du Comité du Salut public. Delaunay d'Angers mit à peu près le Comité de Salut public au défi de démentir toutes ces révélations. Enfin, toute l’Assemblée s’ébranla : Charlier déclara : « les causes du mal sont les fripons qui sont en place » et il fut applaudi.
Le Comité de Salut public n’assistait pas à la séance. Prévenu, Billaud-Varenne se présenta, il répliqua d’abord par des menaces à Thuriot; à Fabre d’Eglantine qui, avec un feint intérêt, demandait -pour le rapport du Comité de Salut public vingt-quatre heures de délai, vingt-quatre heures pendant lesquelles les coalisés exploiteraient l'agitation de l’Assemblée, il répondit : « le Comité de Salut public est prêt ». Charlier le prit au mot, et la Convention manda le Comité.
Barère commenca par accuser « les intrigues et les dénon-
ciations artificieuses d’une secte de petits ambitieux », il déclara que Houchard avait caché au Comité de Salut public la déroute de Menin, la cause des revers était d’une facon générale dans la désobéissance
. des généraux à la consigne que leur avait donnée le Comité de com-
1. Moniteur, t. XVII, pp. 742-743. Sur Gay-Vernon le conventionnel, voy. Révolution française, t. XX VIL, pp. 314, 447, 502.
battre par grandes masses ainsi que dans la méfiance et la trahison des ci-devant. Geux-ci étaient tous « des traîtres commencés », pourtant le Comité de Salut public n'aurait pu les excluré tous à la fois des armées sans désorganiser celles-ci, et entre eux il avait dû choisir. Il s’expliqua ensuite sur les insuccès de l’armée du Nord : Houchard s'était déjà rendu suspect au Comité de Salut public parce qu'il n'avait pas jeté les Anglais à la mer et avait abandonné Menin, toutefois le Comité de Salut public hésitait encore à le frapper quand le rapport de Hentz avait triomphé de ses scrupules et Barère raconta la bataille d'Hondschoote de façon à démontrer que si l’armée avait élé victorieuse, le général n’y était pour rien. Le Comité de Salut public était parfaitement résolu à épurer les cadres : « Ce n’est pas tant des Condé et des Turenne qu'il nous faut que de bons étatsmajors, et au-dessus d'eux un homme de probité. » Puis l’orateur s’étonna de l’acharnement déployé par cerlains conventionnels contre le Comilé de Salut public : « il est une portion, un résumé de vousmêmes, on ne peut l’accuser injustement sans attaquer la Convention elle-même..…..; cetle inslitution cesse‘ d’être ulile si on la dépouille de toute espèce de considération ». Il couvrit les ministres et finit par des menaces que pouvaient également prendre pour eux les Représentants qui revenaient de mission aigris contre le Comité de Salut public, et les ageuts hébertistes du ministère de la guerre : «des hommes qui exercent un pouvoir à côté de vous voudraient peut-être se dégager d’une surveillance importune. Il ne réussira pas, ce parti liberticide ». Il posa la question de cabinet : les membres du Comilé de Salut public, s'ils n'avaient pas la confiance de l’Assemblée, rentreraient dans son sein. .
Déjà la Convention le couvrait d'applaudissements. Prieur de la Marne défendit alors Ha décision du Comité en ce qui touchait le général Hédouville. Puis Robespierre parla : avec moins d’habileté que Barère, sans justifier une à une les mesures incriminées, mais dans. un discours d'inspiration plus élevée il s’adressa par delà la Convention au pays tout entier. Ayant d’abord du haut de sa vertu couvert ses collègues d’un solennel témoignage d’estime, il montra les services rendus par le Comité de Salut public : « On nous accuse de ne rien faire; mais a-t-on réfléchi à notre position ? onze armées à diriger, le poids de l’Europe entière à porter, partout des traîtres à démasquer, des émissaires soudoyés par l'or des puissances étrangères à déjouer,.des administrateurs infidèles à surveiller, à poursuivre; partout à aplanir des obstacles et des entraves à l'exécution des plus sages mesures; tous les tvrans à combattre, tous les conspirateurs à intimider..... telles sont nos fonctions. Croyez-vous que sans unité d'action, sans secret dans les opérations, sans la certitude de trouver un appui dans la Convention, le gouvernement puisse iriompher de tant d'obstacles et de tant d'ennemis? » El : « on déclame sans cesse contre les nobles, on dit qu'il faut les destituer, et par une étrange contradiction, quand nous exécutons cette grande mesure de Révolution, et que mème nous y apportons tous les ménagements
possibles, on nous dénonce ». Après quoi il prit l'offensive, lantôl terrible : « Je rappellerai que la faction n’est pas morte, qu’elle conspire du fond de ses cachots, que les serpents du Marais ne sont point encore tous écrasés », tantôt magnifiquement dédaigneux : « lorsqu'il faut soutenir une république environnée d’ennemis, armer la raison en faveur de la liberté, délruire les préjugés, rendre nuls les efforts particuliers contre l'intérêt public, il faut alors des forces morales et physiques que la nature a peut-être refusées et à ceux qui nous dénoncent et à ceux que nous combatlons ». En dernier lieu, concentrant toute sa colère sur Briez, il lui reprocha de ne pas s’êlre enseveli sous les ruines de Valenciennes, afin de l'épouvanter, de le détacher de la coalition et dissoudre celle-ci.
L’accusation étail inique, Briez s'était conduit vaillamment sous les boulets autrichiens dans Valenciennes assiégée ; mais la manœuvre était habile. Briez, qui avait naguère bravé la mort, eut peur de Robespierre. D'ailleurs Danton, le seul qui eût pu faire triompher lattaque contre le Comilé et dont Thuriot avait peut-être escompté l'appui, Danton, plein d’une patriotique abnégation, gardait le silence, Briez piteusement prolesta qu’il n’avait pas voulu combattre le Comité de Salut public, au reste il ne se sentait pas assez de talent pour en faire partie, il n’acceptail point d'y entrer. Sa défection réduisit ses alliés au silence, la Convention rapporta le décret qui l’adjoignait au Comité de Salut public.
La bataïlle était déjà gagnée pour le Comité quand parla Saint- André. Ce fut sans apprêls, avec « bonne foi » et simplicité, qu’il s’exprima. Ses arguments ne furent pas autres que ceux de Barère et de Robespierre : « Nous ne sommes point jaloux du pouvoir, nous céderons sans regrets, avec honneur, avec orgueil même, la place à des hommes en qui la Convention aura reconnu plus de lumières et de capacité, et nous nous féliciterons avec un Spartiate de ce que la République aura trouvé des agents plus habiles. » Mais tout au moins fallait-il conserver au Comité de Salut public ses pouvoirs, et Jeanbon montra combien le secret dans les affaires était essentiel à garder : « Si vous croyez qu'il faille tout faire, tout ordonner, tout discuter publiquement, cassez la commission et traitez les affaires à la tribune. Sans doute, tous les actes de législation doivent être publics, et c’est en cela que les états libres diffèrent du despolisme; mais les acles du gouvernement doivent êlre secrets, autrement vos ennemis agissant dans le secret auraient tout l'avantage qu'ils désirent. » Puis, avec un dédain effrayant d'homme d'État pour les individus, « il est bien étonnant que ce soit pour quelques généraux traîtres et ignorants qu’on se soit agité »; il rappela qu'on avait failli décerner à Dumouriez une couronne civique à la suite de Jemapes, et l'Assemblée dut se souvenir que lui seul alors s’y élail opposé; il compara Dumouriez.et Houchard : tous deux avaient élé victorieux par leurs troupes, et si les plans de Houchard eussent été suivis Dunkerque serait au pouvoir de l'ennemi. El s’exaltant : « On dit que nous exercons un pouvoir arbitraire; on nous accuse d’être
despotes ; des despotes ! nous! ah! sans doute, si c’est le despotisme qui doit faire triompher la liberté, ce despotisme est la régénération politique. » L'Assemblée applaudit à cette déclaration véhémente, et pourtant c'était là, échappé dans la chaleur du discours, l’aveu le plus audacieux, le plus catégorique de la dictature qu’exerçait déjà, que voulait maintenir le Comité de Salut public. Jeanbon revint ensuite à son idée première, celle qu'il avait déjà exprimée en juillet : « Renouvelez le Comité s’il le faut, mais conservez cet établissement auquel vous devez quelques mesures fortes et”énergiques et des succès qui rempliront des pages remarquables dans l’histoire. » Il dévoila, lui aussi, les mobiles mesquins de ses détracteurs en montrant, comme Robespierre, qu’ils avaient recours aux arguments les plus contradictoires : « C’est aussi l’occasion de vous dire une des sources de celte division apparente. Un décret ordonne que nul membre ne restera en commission plus de deux mois. D'après ce décret, nous avons eu des commissaires à rappeler. Eh bien! ils envisagent ce rappel comme un outrage. Ils rapportent de petites haines, de petits amours-propres; ils favorisent toutes les attaques contre nous. On nous demande la destitution des nobles, et par une de ces contradictions inconcevables on vient ici faire l'éloge des nobles. Qu'on s'explique : en veut-on ou n’en veut-on pas? — Non, non! » s’écria toute l’Assemblée — « Si l’on n’en veut pas, qu’on permette donc au Comité d’en débarrasser la République », et il termina : «la Convention veut ou doit renouveler son Comité de Salut public, mais je dis que, quelle que soit sa détermiation, elle doit investir ce Comité de toute la plénitude de sa confiance et de toute l'autorité nécessaire. »
Jéanbon s'était en somme, ainsi que Barère et Robespierre, attaché à montrer que le Comilé était indispensable, il avait sacrifié sa per- . sonnalité et celle de ses collègues pour obtenir le maintien de l’organe essentiel du gouvernement. Sans apprêt, avec moins de subtilité que le premier, moins d’âpreté et de grandeur que le second des deux orateurs précédents, il avait parlé le langage de la raison en termes nets, convaincants, avec une chaleur communicative. Après lui, Roux vint rendre au Comité de Salut public l'appui qu'il en avait recu les 15 et 17 septembre.
Mais Billaud-Varenne faillit de nouveau tout compromettre par sa maladresse : il déclara renoncer pour le Comité aux fonds que la Convention avait mis à sa disposition, et pour se faire applaudir révéla que l’exécution du projet de débarquement en Angleterre élait proche. Aussi Du Roy risqua un retour offensif. Il fallait en finir : Robespierre, dans un second discours, asséna un dernier coup à Briez, maintint avec hauteur le droit du Comité de Salut public à garder des fonds, el posa résolument la question de confiance : « Par un mouvement spontané l’Assemblée entière se lève et déclare que le Comité de Salut public a toute sa confiance. Les applaudissements retentissent dans toutes les parties de la salle. » Billaud fait aussitôt ralifier à l'unanimité, et au milieu des applaudissements universels, les desti-
tutions prononcées !, Barère obtient que le titre de Comité de Salut -public soit réservé au Comité de Salut public de la Convention nationale, les Comités de Salut public des départements devant se contenter désormais du nom de « Comités de Surveillance ? ». De cet orageux débat le Comité sort pleinement victorieux. Il aura encore des assauts à soutenir, nous le verrons, mais dorénavant il rappellera à son gré les Représentants en mission. Il a dompté l’Assemblée, et en se soumettant à ses volontés la Convention lui soumet toute la France *, .
Le 29 septembre, une loi établit les dispositions du maximum voté le 3 en principe ‘. Le 10 octobre, sur rapport de Saint-Just au nom du Comité, la Constitution de l’an Î sera officiellement ajournée pour faire place « au gouvernement révolutionnaire » et aux « lois révolutionnaires », dont le Comité est chargé de surveiller l’exécution *. Le 4 décembre (14 frimaire), « le gouvernement révolutionnaire » sera constitué dans tous ses détails , et le 25 (5 nivôse), Robespierre en-fera la théorie. Mais tous ces faits ne seront que les consé- - quences de la victoire du Comité de Salut public au 25 septembre. Armé déjà de toutes les lois révolutionnaires précédemment votées, en ce jour il a imposé sa dictature, il est devenu le seul maître audessus des Représentants du peuple en mission, au-dessus du Conseil exécutif qu’il a défendu et de la Convention nationale elle-même. Le parti montagnard, après avoir établi de vive force sa domination dans la Convention et dans tout le pays, s'était soumis pour affermir cette domination à un Comité de ses chefs les plus énergiques, mais supportait malaisément cette discipline; le Comité, le 25 septembre, comprime toutes les velléités de révolte de la Montagne et va la gouverner dès lors despotiquement, comme elle-même gouverne la France.
1. Moniteur, t. XVH, pp. 747-756. Intervention de Jeanbon, pp. 750-751. C’est le 6 août que Cochon et Briez avaient été rappelés. Voy. Chuquet sur Briez dans Valenciennes (Valenciennes, pp. 234-339 passim) « Jeanbon parla longuement, il le fit avec cette bonne foi et cette facilité qu'on lui connaissait » (L. Gallois, Histoire de la Convention nationale, 1834-1848, 8 vol. in-8; Paris, t. IV, p. 435). Briez né à Douai en 1759, procureur syndic du district de Valenciennes, député du Nord à la Convention. Chargé d’une nouvelle mission dans le Nord et en Belgique il y mourut en 1795, le 23 juin, à Hall (Dict. des Parlementaires).