VAINS ESSAIS DE RÉORGANISATION
gagner à l’avènement d’un Comité de gouvernement presque exclusivement recruté dans le parti dominant et en complète communion d'idées avec le ministre. Celui-ci, de son côté, par un décret du 27 juillet qui appliquait à ses bureaux les dispositions prises pour ceux de la guerre, vit sa besogne un peu simplifiée ‘.
Immédiatement au lendemain du 24 juin, d'accord avec le ministre,
le Comité de Salut public (pas assez toutefois au gré de Jeanbon) ? s'efforce de pousser les constructions, de presser les expédilions déjà décidées. Celle pour Saint-Pierre et Miquelon partit en juillet, trop tard du reste ÿ. Un décret du 26 juin ordonne des travaux pour faire de Saint-Malo, Bréhat, la baie de Saint-Brieuc sous le canon de Portrieux, Dieppe et Granville des ports de refuges pour navires de guerre *.
Mais les états-majors restent de capacité, de zèle ou de sentiments douteux, d'autant plus que le tableau des cadres n’est pas encore dressé par le ministre, et que par suite aucun des officiers n’est assuré de la possession de son grade *. L'indiscipline des matelots et ouvriers paralyse tout; de tous côtés on réclame au minisire un nouveau code pénal, Dalbarade renvoie au Comité de marine, celui-ci à Jeanbon qui s’est chargé du rapport à faire sur la question, mais qui, débordé par ses autres occupations, n'arrive pas à le terminer *; d’ailleurs le Comité de Salut public et Jeanbon, n’osant revenir sur des concessions partielles accordées à certains équipages, préfèrent les généraliser 7.
Les ouvriers continuent à perdre leur temps en gardes et factions, ou bien, gagnant en deux jours de quoi se nourrir pendant trois, ils ne font rien le troisième; les maîtres et contremaîtres étant élus par eux n’ont sur eux aucune autorité #. Le Comité de Salut public