Guérin, pp. 296, 299. É
5. Pons, op. cit., p. 13; Lauvergne, p. 155. Brun (t. 11, pp. 210-211) avance qu’on avait déjà, le 11 juillet, demandé l'ouverture des sections. Henry conteste la promenade du 12 juillet (t.‘1l, p. 30).
6. Rapport de Jeanbon, Pons, p. 29,-le 31 juillet ; Henry (t. IL, p. 345) conteste le fait, :
LA TRAHISON DE TOULON Rare 4297
les mouvements des vaisseaux, regardant comme sa propriété particulière la propriété nationale du port de Toulon, et soutenant la révolte de Marseille ! ». L'arrêté du Comité général du 19 juillet élait l’analogue par ses origines et dans ses caractères de celui de l'administration départementale du Finistère du 12 juillet.
Les Toulonnais, Jeanbon y verra un prodige d'hypocrisie et de duplicité ?, n’en persistaient pas moins à déclarer qu'ils voulaient la République une et indivisible, et ils étaient sincères, comme à cet instant de l’histoire de la Révolution tous les fédéralistes. S'ils s’insurgeaient contre la Convention, se mettaient en correspondance avec Marseille et par cette ville avec le sud-ouest, c'était dans l’intention de constituer une ligue des honnêtes gens épris de légalité contre les auteurs d’un attentat à la Représentation nationale. Leur révolle était républicaine de principes et les institutions qu’elle
. organisa ressemblaient à celles que venait d'établir la Constitution
de: 1793 : les sections annulaient les décrets de la Convention d’après cette idée que le peuple peut révoquer un décret qui ne fait pas son bonheur et se proclamer en insurrection contre l’oppresseur, le peuple possédait le gouvernement dans les assemblées des sections, il le déléguait à ses élus directs, les membres du Comité général, et se réservait de ratifier dans les assemblées de sections Loutes leurs délibérations *. Le patriotisme des Toulonnais n'était pas plus douteux. Beaucoup n'avaient fait la contre-révolution que pour empêcher les Montagnards de livrer la ville aux Anglais *; un parlementaire battant pavillon blanc qu’envoya l'amiral Hood pour examiner la situation politique dut abattre ses couleurs et se borner au motif apparent de sa mission : la négociation d’un échange de prisonniers *.
Toutefois, les agissements des royalistes devenaient manifestes et leur ascendant allait croissant f.
Quelle fut l'impression immédiate de l’arsenal et de l’escadre ? un certain nombre d'officiers de marine faisaient partie du Comité général ou y furent adjoints 7. La majeure partie des ouvriers ne protesta pas, les salaires leur étant désormais payés en argent *. Les trois chefs de la marine Trogoff, Chaussegros, Puissant, s'étäient laissés porter comme adjoints au Comité.